Tin Ngoại Ngữ
Tin Ngoại Ngữ
- Viết bởi Eglises d'Asie
La diffusion subite, le 22 avril dernier, du projet de loi N° 4 sur les croyances et la religion a surpris la plupart des responsables de communautés religieuses au Vietnam. Les évêques catholiques, dans leurs réactions, n'ont pas caché ce sentiment, pas plus que leur irritation devant ce nouveau règlement et leur désaccord sur l'ensemble du texte. Mais cette surprise n'a sans doute pas été provoquée par une soudaine inspiration des hauts responsables politiques qui planchent sur ce projet depuis bien des années.
Certes, quelque temps auparavant, certains dirigeants de communautés protestantes au Vietnam s'étaient fait l'écho de la préparation d'une réforme de la réglementation gouvernementale en matière religieuse. Dès le 27 mars dernier, Portes Ouvertes rapportait que le gouvernement « considère actuellement la possibilité de réformer la loi qui réglemente les communautés religieuses dans le pays », information reprise le 10 avril par l'agence catholique Fides. Les informateurs de ces agences précisaient même que la nouvelle loi devait être plus tolérante que l'ordonnance de 2004, ou encore l'arrêté 92 de 2013. Cependant, l'information ne fut guère reprise et rien dans les sites officiels ne semblait confirmer le rapport des pasteurs protestants. Aucune dépêche spécifique ne paraissait dévoiler l'existence d'un tel projet.
Il était possible cependant de le trouver en s'astreignant à une recherche minutieuse sur le site Internet du Bureau gouvernemental des Affaires religieuses. On pouvait y trouver alors une petite note portant le titre anodin : « Demande de contributions au projet de loi N° 4 sur les croyances et la religion ».
On y apprenait l'existence de résolutions, de décisions émanant de l'Assemblée nationale, de son Bureau permanent, du Conseil des ministres et du ministère de l'Intérieur demandant la création d'un projet de loi concernant les croyances et la religion. C'est pour appliquer ces directives que le Bureau gouvernemental des Affaires religieuses, associé aux divers services concernés, a entrepris l'élaboration dudit projet de loi.
Il semble même que ce travail ait été entrepris depuis quelque temps puisque le projet actuellement présenté par les Affaires religieuses porte le numéro quatre. En finale, la note invite les organismes, les associations et les individus, résidant à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, à étudier ce projet de texte et à présenter leurs contributions et leurs suggestions.
Enfin, un lien Internet permet de découvrir la totalité du texte du projet de loi en question. S'impose en premier lieu l'intitulé du texte. C'est la première fois que la réglementation gouvernementale des affaires religieuses porte le titre de « loi ». Jusqu'ici, selon les instances qui les promulguaient, ces réglementations portaient des appellations diverses.
Le premier décret avait été signé en 1954 par Hô Chi Minh. Il fut suivi en 1977 du décret 297 CP signé de Pham Van Dông, auquel succéda le décret 69 HDBT, signé le 21 mars 1991 par Dô Muoi. Vint ensuite, le décret N° 26/1999/ND-CP du 19 avril 1999, signé du Premier ministre, Pham Van Khai. Cela sans compter de multiples lettres d'application, amendements et compléments divers. Le plus récent d'entre eux, à savoir l'Ordonnance sur les croyances et la religion, mise en vigueur en octobre 2004, portait le nom d'ordonnance et était signé du Conseil permanent de l'Assemblée nationale.
L'accession du nouveau texte au statut de loi signifie que la nouvelle réglementation fera l'objet de consultations dans la population, de débats à l'Assemblée nationale et sera votée par cette dernière. Le projet de loi en préparation représente donc la dernière étape de l'édification théorique et pratique réalisée par le biais de la publication et de l'application des textes réglementaires depuis le début de la République démocratique du Vietnam.
Toute cette évolution avait été envisagée par les instances du Parti communiste dès 1988. En juillet de cette année, à l'issue d'une réunion de deux jours, qui avait débattu de la question religieuse, le Bureau politique avait publié un texte. Un certain nombre d'initiatives avaient été annoncées parmi lesquelles l'élaboration d'une ordonnance sur la religion, et finalement, le vote d'une loi spécifique sur la religion par l'Assemblée nationale.
Une indication contenue dans le projet de loi suggère que celle-ci sera débattue par l'Assemblée dès l'année prochaine. A l'endroit où d'habitude s'inscrit la date, le jour et le mois ont été laissés en blanc, mais l'année a été précisée ; il s'agit de l'année 2016. Il ne resterait donc qu'un court délai avant que la loi soit examinée par les députés. Dans son état actuel, le projet est d'une certaine envergure, puisqu'il comporte 12 chapitres et 27 pages au total. (eda/jm)
(Source: Eglises d'Asie, le 19 mai 2015)
- Viết bởi Osservatore Romano
L'Osservatore Romano 2015-05-19 - Pope Francis recalled the suffering of the Rohingya people in Myanmar, rejected and abandoned in the middle of the sea, and of the Christian and Yazidi refugees "cast out of their homes" in Iraq. These tragedies are taking place today right before our very eyes. Celebrating Mass on Tuesday morning, 19 May, in the chapel at Casa Santa Marta, the Pontiff proposed a reflection on the ultimate meaning of every farewell, great or small, with the word "goodbye" (a contraction of 'God be with ye'), which expresses an act of entrustment to the Father. He also took the opportunity to speak of the sorrow and apprehension of all mothers who watch their sons depart for war.
After all, the Pope began, "the atmosphere in these final days of the Easter season is an atmosphere of farewell". And "in the liturgy the Church takes up Jesus' discourse at the Last Supper, where he bids farewell before his Passion, and makes us read it again: Jesus bids farewell in order to go to the Father and send us the Holy Spirit" (Jn 17:1-11).
Today, Francis repeated, "this atmosphere of farewell is also the focus of the First Reading, one of those beautiful pages of the Acts of the Apostles: Paul's farewell" (20:17-27). He "was in Miletus" and "he sent the elders of the church to call Ephesus" for "a gathering of the small churches, as big as parishes". And thus "begins that discourse which will finish in tomorrow's liturgy, where Paul recalls his work, what he has done: 'I did not shrink declaring to you anything that was profitable, and from preaching to you and teaching you". Therefore, "he reminds them that he has toiled, but he does not boast". It is a reminder: "This has been my life among you". He then adds: "And now, behold, I am going to Jerusalem, bound in the Spirit".
Paul's farewell, the Pope explained, was "even somewhat dramatic". In fact, Paul leaves "not knowing what shall befall me there; except that the Holy Spirit testifies to me in every city that imprisonment and afflictions await me. But I do not account my life of any value nor as precious to myself, if only I may accomplish my course and the ministry which I received from the Lord". And that is, namely, "to testify to the gospel of the grace of God".
Paul then "makes a rather long, brotherly speech, and when it's over he begins to weep". And he says: "now, behold, I know that you will see my face no more, but I know also that neither will I see yours". Then, "everyone weeping, they go to the beach, kneel down and pray, as they weep and bid farewell to Paul", accompanying him "to the ship".
Thus, the Pope summarized, referring to the two Readings, "Jesus bids farewell, Paul bids farewell and this helps us to reflect on our own farewells". Indeed "in our life there are many farewells: there are small farewells — you know I'm returning, today or tomorrow — and there are grand farewells and you don't know how this journey will end".
Francis recognized that it is "good to think about this", because "life is filled with farewells" and "there is also so much sorrow, so many tears" in some situations. And he called for reflection on the "poor Rohingya people in of Myanmar. At the time they left their land to flee from persecution they didn't know what would happen to them. For months they have been on a boat, there.... They arrive in one city where, after being given food and water, they are told: 'Go away': it is a farewell".
The Pope then recalled "the farewell of the Christian and Yazidi who expect not to return again to their land because they are cast from their homes. Today!"
The Pontiff then pointed out that "there are even small ones, but the great farewells in life: I think about the farewell of a mother who says goodbye, gives a final embrace to a son who goes off to war, and every day she gets up with the fear that an official will come and announce to her: 'We thank you very much for the generosity of your son who have his life for the homeland'". Because "one never knows how these grand farewells will turn out". And then "there is also the final farewell, that we all must do, when the Lord calls us to the other side: I think about this".
"These great farewells of life, also the last one, are not farewells" which conclude with "see you soon, see you later, until we meet again". They are not farewells "in which one knows he is returning either right away or in a week". Instead, with grand farewells, "one neither knows when nor how" the return may be. And "that last farewell is even portrayed in art, in songs, for example". In this regard, Francis recalled the traditional song of the Alpine troops, recounting the testament of the captain, "when that captain bids farewell to his soldiers". He then posed the question: "Do I think about that great farewell, my grand farewell", meaning: "not when I have to say 'see you soon', 'see you later', 'until we meet again', but 'goodbye'?"
The two texts in the day's liturgy "say the word 'goodbye'": Paul entrusts his own to God, and Jesus entrusts to the Father his disciples, who remain in the world. It is "entrusting to the Father, entrusting to God" which is the "origin of the word "'goodbye'". In fact, "we say 'goodbye' only in the great farewells, whether those of life, or the final one".
Before the icon "of Paul who weeps, kneeling on the beach" and the icon of "Jesus, sad for he is going to his Passion, with his disciples, weeping in his heart", the Pontiff recommended that we "reflect on ourselves: it will do us good". And that we ask ourselves: "who will be the person to close my eyes? What will I leave?". The Pope noted, in fact, that "Paul and Jesus, in these passages, both do an examination of conscience: 'I have done this, this and this'". And thus it is good to ask oneself, in a sort of examination of conscience: "What have I done?". And to do so with the awareness that "it is good for me to imagine myself at that moment, one never knows when, in which 'see you later', 'see you soon', 'see you tomorrow', 'until we meet again' will become 'goodbye'". He then invited further reflection: "Am I prepared to entrust to God all of my loved ones? To entrust myself to God? To say that word which is the Son's word of entrustment to the Father?".
Pope Francis also counseled: "if you have a little time today and, if you don't, find it!": to read Chapter 16 of the Gospel according to John or Chapter 19 of the Acts of the Apostles. These are "the farewell of Jesus and the farewell of Paul". In the light of these very texts, it is important "to think that one day I too will have to say that word: 'goodbye'". Yes, he added, "to God I entrust my soul; to God I entrust my history; to God I entrust my loved ones; to God I entrust all".
"Now", the Pope concluded, "let us commemorate Jesus' goodbye, Jesus' death". And he prayed "that Jesus, died and risen, will send us the Holy Spirit so that we learn this word, learn to say it existentially, with all our strength: the last word: 'goodbye'".
Osservatore Romano
- Viết bởi Eglises d'Asie
19/05/2015 - Alors qu'un sommet d'urgence réunissant les ministres des Affaires étrangères malaisien, thaïlandais et indonésien doit se tenir demain, 20 mai, à Kuala Lumpur, le gouvernement philippin a fait savoir que les Philippines étaient prêtes à accueillir sur leur sol les quelque 3 000 Bangladais et Rohingya qui ont fuit leurs pays respectifs et qui se trouvent actuellement à la dérive dans le golfe du Bengale, les bateaux à bord desquels ils se trouvent étant repoussés par tous les autres pays du Sud-Est asiatique.
Ce 19 mai, à Manille, Herminio Coloma, porte-parole du président Benigno Aquino, a déclaré que « les Philippines avaient apporté une aide humanitaire aux 'boat-people' [vietnamiens] et, dans les années 1970, avaient mis en place un centre d'accueil et d'orientation des migrants vietnamiens. (...) Nous continuerons à faire ce qui nous revient pour sauver des vies, en conformité avec les mécanismes qui existent de longue date et avec nos engagements envers les conventions [des Nations Unies] »
La déclaration philippine intervient alors que se poursuit en mer d'Andaman un sinistre « ping-pong humain » qui voit les gardes-côtes et les marines des pays riverains, à savoir la Malaisie, l'Indonésie et la Thaïlande, repousser au large les bateaux de migrants qui cherchent à accoster leurs côtes. Venus du Bangladesh où ils fuient la misère et de Birmanie où les Rohingya, minorité musulmane dans ce pays très majoritairementbouddhiste, sont privés de citoyenneté et en butte à toutes sortes de discrimination, ces migrants, de religion musulmane, tentent de gagner par voie de mer la Malaisie, pays à majorité musulmane. Ces derniers jours, plusieurs embarcations ont pu atteindre Aceh, à la pointe nord-ouest de l'île indonésienne de Sumatra, et quelques milliers de réfugiés s'y trouvent désormais. D'autres bateaux ont été repoussés au large par les gardes-côtes de l'un ou l'autre de ces trois pays ; certains n'ont plus donné de nouvelles et on craint pour leur sort, d'autres poursuivent leur navigation sans destination finale ; le nombre des personnes à bord, hommes, femmes et enfants, est estimé à plusieurs milliers.
Le 18 mai, une première déclaration officielle philippine avait laissé penser que Manille adoptait la même attitude que Djakarta, Kuala Lumpur, Bangkok et Canberra, à savoir repousser hors des eaux territoriales les bateaux chargés de migrants, quitte à leur fournir de l'eau, des vivres et du carburant. Si les réfugiés arrivent sans papiers, ils seront repoussés, seuls les porteurs de documents officiels pouvant déposer une demande d'asile, avait déclaré le porte-parole présidentiel à Manille. La déclaration d'aujourd'hui du même porte-parole ouvrant la voie à un accueil de plusieurs milliers de réfugiés représente donc un changement d'attitude du gouvernement philippin. Selon les observateurs, il pourrait être dû aux pressions que les Etats-Unis exercent dans la région afin que cette crise des migrants rohingya soit résolue sans tarder. Il suscite aussi quelques interrogations : comment les migrants qui se trouvent sur des bateaux surchargés navigant en mer d'Andaman pourraient-ils accomplir sans danger le long trajet qui les verrait passer le détroit de Malacca, remonter au nord le long des côtes de Bornéo pour enfin atteindre le rivage philippin ?
Quoi qu'il en soit de sa mise en œuvre pratique, l'offre d'accueil philippine laisse entrevoir une solution à la crise humanitaire qui se développe en mer. « C'est un signe encourageant. Nous espérons que les gouvernements dans la région vont faire de même », a déclaré Joe Lowry, de l'Organisation internationale pour les migrations, non sans souligner que, depuis dix jours que cette crise monte en puissance, nul ne sait combien de migrants ont péri en mer.
Selon l'agence Fides, l'Eglise catholique aux Philippines salue la décision de Manille. Directeur des Œuvres pontificales missionnaires aux Philippines, le P. Socrates Mesiona a confié : « Il est de notre devoir d'accueillir ces personnes. Si cela est nécessaire, elles sont les bienvenues et nous ferons notre possible pour leur garantir une vie digne. Ce sont des êtres humains et des enfants de Dieu, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. Le fait qu'ils soient de religion musulmane ne nous pose aucun problème et ne change rien à l'affaire. L'Evangile nous l'enseigne, nous sommes prêts à leur accorder l'hospitalité. »
Sans faire directement référence à cette actualité, le cardinal Tagle, archevêque de Manille, était à Rome où il vient d'être élu président de Caritas Internationalis, structure qui fédère les 165 Caritas implantées dans le monde. Dans un communiqué relayé par Caritas Philippines, le cardinal archevêque de Manille dénonce « les typhons de pauvreté » et « les tremblements de terre de corruption, d'injustice et de trafic d'êtres humains » qui attentent à la dignité de la personne humaine.
En Birmanie, d'où viennent les Rohingya, le gouvernement est sous pression de ses voisins. Après avoir nié le problème, il vient de déclarer comprendre « l'inquiétude » de la communauté internationale, sans pour autant évoquer sa propre responsabilité dans le drame de ces migrants rendus apatrides dans leur propre pays. L'opposition n'a pas réagi très différemment : Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d'Aung San Suu Kyi, a certes déclaré que ces migrants étaient « des êtres humains » et « avaient en tant que tels droit au respect de leurs droits », tout en ajoutant : « S'ils ne sont pas acceptés [en tant que citoyens], ils ne peuvent pas être simplement jetés à la mer. »
A Djakarta, la ministre des Affaires étrangères, Retno Marsud, a déclaré ce 19 mai que son pays, qui a accueilli à Sumatra ces jours-ci environ 3 000 réfugiés de la mer, avait « fait plus qu'il ne le pouvait » pour venir en aide aux migrants. « Les migrations clandestines ne sont pas l'affaire d'un ou deux pays pris isolément. C'est un problème qui se pose dans d'autres régions. C'est aussi un problème mondial », a-t-elle précisé à l'issue d'une réunion ministérielle au palais présidentiel. (eda/ra)
(Source: Eglises d'Asie, le 19 mai 2015)
- Viết bởi Anne Kurian
Rome, 18 mai 2015 (ZENIT.org)
Le pape François a présidé une réunion des chefs des dicastères de la Curie romaine, ce lundi matin, 18 mai 2015, à 9h dans la salle Bologne du Vatican : les travaux étaient centrés sur le thème de l'Année Sainte de la Miséricorde, précise Radio Vatican.
Le Jubilé extraordinaire de la miséricorde, dont le thème est tiré de la lettre de saint Paul aux Éphésiens : "Dieu, riche en miséricorde" (Ep. 2,4), s'ouvrira le 8 décembre 2015, en la solennité de l'Immaculée Conception – et pour le cinquantième anniversaire de la clôture du Concile œcuménique Vatican II – et se conclura le 20 novembre 2016, dimanche du Christ Roi.
L'organisation de cette année est confiée au Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Dans sa bulle d'indiction Misericordiae Vultus, le pape explique que « le Jubilé sera célébré à Rome, de même que dans les Églises particulières, comme signe visible de la communion de toute l'Église ».
D'après le programme de l'Année Sainte, la Curie aura son Jubilé propre le lundi 22 février 2016, en la Chaire de Saint Pierre.
Lors de son discours de Noël à la Curie le 22 décembre 2014, le pape avait conclu par ces paroles : « Demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Église (...) d'avoir le courage de nous reconnaître pécheurs et ayant besoin de sa Miséricorde et de ne pas avoir peur d'abandonner notre main à ses mains maternelles. »
Anne Kurian
- Viết bởi Anne Kurian
Rome, 18 mai 2015 (ZENIT.org)
Caritas Internationalis s'engage à poursuivre son action afin de « mettre la famille humaine et la dignité humaine au centre du développement », déclare le cardinal Tagle à la clôture de l'Assemblée générale de la confédération.
Plus de 400 personnes de plus de 160 Caritas nationales se sont réunies pour la XXème Assemblée générale de Caritas, organisée à Rome du 12 au 17 mai 2015 sur le thème « Prendre soin de la création, une seule famille humaine ».
L'Assemblée a été l'occasion d'élire un nouveau président, en la personne du cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, qui succède au cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga.
« Avec le lancement des objectifs de développement durable (ODD), l'encyclique sur l'écologie et le sommet sur le climat des Nations-Unies à Paris, à la fin de cette année, Caritas travaillera pour mettre la famille humaine et la dignité humaine au centre du développement », a déclaré le cardinal Tagle en conclusion de la rencontre.
Le message final rédigé par les participants préconise de centrer les ODD « sur la personne humaine » et appelle les gouvernements à « regarder au-delà de leurs frontières et à reconnaître l'impératif moral de prendre soin de la création ».
Les délégués de Caritas font part de leur préoccupation pour la situation des chrétiens persécutés en Syrie et en Irak, et celle des migrants et réfugiés du monde : « Nous exhortons les gouvernements à construire des abris sûrs et des couloirs humanitaires, plutôt que des clôtures, des murs ou des programmes d'interdiction du côté de la mer. »
Durant la rencontre, Michel Roy a été reconduit secrétaire général de Caritas. Le Soudan du Sud a été accueilli comme le 165e pays de la confédération. Et le futur bienheureux évêque Oscar Romero, assassiné pour son engagement auprès des pauvres au Salvador, a été proclamé patron de Caritas Internationalis.
Traduction d'Anne Kurian
- Viết bởi Anne Kurian
Rome, 17 mai 2015 (ZENIT.org)
Le « secret des saints » est de « demeurer dans le Christ », déclare le pape François en canonisant quatre femmes religieuses ce 17 mai 2015, sous le signe de l'Année de la vie consacrée : « La relation avec Jésus ressuscité est l’"atmosphère" dans laquelle vit le chrétien », explique-t-il.
Ce dimanche matin, place Saint-Pierre, le pape a élevé à la gloire des autels une Française, deux Palestiniennes et une Italienne : Jeanne Émilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres; Marie-Alphonsine Daniel Ghattas (1843-1927), fondatrice des Soeurs du Rosaire de Jérusalem, Mariam de Jésus Crucifié – au siècle : Mariam Baouardy – (1846-1878), du Carmel de Bethléem et Marie Christine de l’Immaculée Conception (1856-1906), fondatrice de la Congrégation des sœurs victimes expiatrices de Jésus Sacrement.
« Demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l’unité entre nous et l’amour envers tous. C’est ce qu’ont fait les quatre saintes proclamées aujourd’hui », a souligné le pape durant son homélie.
Et leur exemple suscite un examen de conscience : « Comment suis-je témoin du Christ ressuscité ? Comment est-ce que je demeure en lui, comment est-ce que je demeure en son amour ? »
A.K.
Homélie du pape François
Les Actes des Apôtres nous ont présenté l’Église naissante au moment où elle élit celui que Dieu a appelé à prendre la place de Juda dans le Collège des Apôtres. Il ne s’agit pas d’assumer une charge mais un service. En effet Matthias, sur qui le choix est tombé, reçoit une mission que Pierre définit ainsi : « Il faut que quelqu’un […] devienne, avec nous, témoin de sa résurrection » – de la résurrection du Christ (Ac 1, 21-22). Il résume par ces mots ce que signifie faire partie des Douze : cela signifie être témoin de la résurrection de Jésus. Le fait qu’il dise « avec nous » fait comprendre que la mission d’annoncer le Christ ressuscité n’est pas une tâche individuelle : elle est à vivre de manière communautaire, avec le collège apostolique et avec la communauté. Les Apôtres ont fait l’expérience directe et merveilleuse de la résurrection ; ils sont les témoins oculaires de cet événement. Grâce à leur témoignage beaucoup ont cru; et, de la foi au Christ ressuscité sont nées et naissent continuellement les communautés chrétiennes. Nous aussi, aujourd’hui, nous fondons notre foi au Seigneur ressuscité sur le témoignage des Apôtres, parvenu jusqu’à nous par la mission de l’Église. Notre foi est liée solidement à leur témoignage comme à une chaine ininterrompue déployée au cours des siècles, non seulement par les successeurs des Apôtres, mais par des générations et générations de chrétiens. A l’imitation des Apôtres, en effet, tout disciple du Christ est appelé à devenir témoin de sa résurrection, surtout dans les milieux humains où l’oubli de Dieu est plus fort ainsi que le désarroi de l’homme.
Pour que cela se réalise, il faut demeurer dans le Christ ressuscité et dans son amour, comme nous l’a rappelé la Première Lettre de Jean : « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1Jn 4, 16). Jésus l’avait répété avec insistance à ses disciples : « Demeurez en moi…Demeurez dans mon amour », avait-il dit (Jn 15, 4.9). C’est le secret des saints : demeurer dans le Christ, unis à lui comme les sarments à la vigne, pour porter beaucoup de fruit (cf. Jn 15, 1-8). Et ce fruit n’est autre que l’amour. Cet amour resplendit dans le témoignage de sœur Jeanne Emilie de Villeneuve, qui a consacré sa vie à Dieu et aux pauvres, aux malades, aux prisonniers, aux exploités, devenant pour eux et pour tous signe concret de l’amour miséricordieux du Seigneur.
La relation avec Jésus ressuscité est, pour ainsi dire, l’« atmosphère » dans laquelle vit le chrétien et dans laquelle il trouve la force de rester fidèle à l’Évangile, même au milieu des obstacles et des incompréhensions. « Demeurer dans l’amour » : sœur Marie-Christine Brando l’a fait également. Elle a été complètement conquise par l’amour brûlant pour le Seigneur ; et, de la prière, de la rencontre cœur à cœur avec Jésus ressuscité, présent dans l’Eucharistie, elle recevait la force de supporter les souffrances et de se donner comme pain rompu à beaucoup de personnes loin de Dieu et affamées d’amour authentique.
Un aspect essentiel du témoignage à rendre au Seigneur ressuscité est l’unité entre nous, ses disciples, à l’image de celle qui subsiste entre Lui et le Père. Et la prière de Jésus à la veille de sa passion résonne encore aujourd’hui dans l’Évangile : « Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11). De cet amour éternel entre le Père et le Fils, qui se répand sur nous par l’Esprit Saint (cf. Rm 5, 5), notre mission et notre communion fraternelle prennent de la force ; de là jaillit toujours nouvelle la joie de suivre le Seigneur sur la voie de sa pauvreté, de sa virginité et de son obéissance ; et ce même amour appelle à cultiver la prière contemplative. Sœur Mariam Baouardy l’a expérimenté de manière très élevée, elle qui humble et illettrée, a su donner des conseils et des explications théologiques avec une grande clarté, fruit du dialogue continuel avec le Saint Esprit. La docilité à l’Esprit l’a rendue aussi instrument de rencontre et de communion avec le monde musulman. De même aussi sœur Marie Alphonsine Daniel Ghattas a bien compris ce que signifie irradier l’amour de Dieu dans l’apostolat, en devenant témoin de douceur et d’unité. Elle nous offre un exemple clair de l’importance de nous rendre responsables les uns des autres, de vivre l’un au service de l’autre.
Demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l’unité entre nous et l’amour envers tous. C’est ce qu’ont fait les quatre saintes proclamées aujourd’hui. Leur exemple lumineux interpelle aussi notre vie chrétienne : comment suis-je témoin du Christ ressuscité ? C’est une question que nous devons nous poser. Comment est-ce que je demeure en lui, comment est-ce que je demeure en son amour ? Suis-je capable de « semer » en famille, dans le milieu de travail, dans ma communauté, la semence de cette unité qu’il nous a donnée, nous faisant participer à la vie trinitaire.
Retournant à la maison, portons avec nous la joie de cette rencontre avec le Seigneur ressuscité ; cultivons dans le cœur l’engagement à demeurer dans l’amour de Dieu, restant unis à lui et entre nous, et suivant les traces de ces quatre femmes, modèles de sainteté, que l’Eglise nous invite à imiter.
© Librairie éditrice du Vatican
- Viết bởi Anne Kurian
Rome, 17 mai 2015 (ZENIT.org) Le pape François a élevé à la gloire des autels quatre femmes religieuses ce 17 mai 2015, sous le signe de l'Année de la vie consacrée : la Française Jeanne Émilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Castres; les Palestiniennes Marie-Alphonsine Daniel Ghattas (1843-1927), fondatrice des Soeurs du Rosaire de Jérusalem, et Mariam de Jésus Crucifié – au siècle : Mariam Baouardy – (1846-1878), du Carmel de Bethléem; et l'Italienne Marie Christine de l'Immaculée Conception (1856-1906), fondatrice de la Congrégation des sœurs victimes expiatrices de Jésus Sacrement.
Les portraits-géants des quatre saintes étaient affichés sur la façade de la basilique Saint-Pierre, devant laquelle le pape a présidé la messe, en présence d'une foule nombreuse qui remplissait la place, sous un grand soleil. Parmi les quelque 300 membres de la délégation venue de France : M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, Mgr Jean Legrez, archevêque d'Albi, Castres et Lavaur et M. Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, ville natale de Jeanne Emilie.
Pour les canonisations des deux Palestiniennes, plus de 2.000 chrétiens étaient venus du Moyen-Orient. Le président palestinien Mahmoud Abbas, le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal et une délégation israélienne étaient présents.
Par la formule de canonisation que le pape François a prononcée, en réponse à la demande du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, au début de la messe, les quatre bienheureuses ont été inscrites au nombre des saints.
Le pape a proclamé ceci en latin :
« En l'honneur de la Très Sainte et indivisible Trinité,
pour l'exaltation de la foi catholique et
la croissance de la vie chrétienne,
par l'autorité de notre Seigneur Jésus Christ,
des saints Apôtres Pierre et Paul et la Nôtre,
après avoir réfléchi longuement,
ayant imploré de nombreuses fois l'aide divine
et ayant écouté l'avis de nombreux frères,
nous déclarons et définissons comme saintes
les bienheureuses
Jeanne Émilie de Villeneuve
Marie Christine de l'Immaculée Conception
Marie-Alphonsine Daniel Ghattas
Mariam de Jésus Crucifié Baouardy
et nous les inscrivons au Livre des Saints,
et nous établissons qu'elles soient honorées avec piété et dévotion
parmi les saints dans l'Église universelle.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
L'assemblée a répondu "Amen!" par trois fois. Puis les reliques des nouvelles saintes ont été apportées en procession durant le chant du Jubilate Deo. Le reliquaire de la sainte française contenait un morceau d'étoffe tâché de son sang, prélevé sur l'habit qu'elle portait au moment de sa mort.
Après les lectures en anglais et en français et l'Evangile cantilé en latin et en grec, le pape a prononcé son homélie, soulignant « le secret des saints : demeurer dans le Christ, unis à lui comme les sarments à la vigne, pour porter beaucoup de fruit. Et ce fruit n'est autre que l'amour. »
Il a évoqué la figure de chacune des nouvelle saintes : sœur Jeanne Emilie de Villeneuve « a consacré sa vie à Dieu et aux pauvres, aux malades, aux prisonniers, aux exploités, devenant pour eux et pour tous signe concret de l'amour miséricordieux du Seigneur ».
Sœur Marie-Christine Brando « a été complètement conquise par l'amour brûlant pour le Seigneur ; et, de la prière, de la rencontre cœur à cœur avec Jésus ressuscité, présent dans l'Eucharistie, elle recevait la force de supporter les souffrances et de se donner comme pain rompu à beaucoup de personnes loin de Dieu et affamées d'amour authentique ».
Sœur Mariam Baouardy, « humble et illettrée, a su donner des conseils et des explications théologiques avec une grande clarté, fruit du dialogue continuel avec le Saint Esprit. La docilité à l'Esprit l'a rendue aussi instrument de rencontre et de communion avec le monde musulman ».
Enfin, « sœur Marie Alphonsine Daniel Ghattas a bien compris ce que signifie irradier l'amour de Dieu dans l'apostolat, en devenant témoin de douceur et d'unité. Elle nous offre un exemple clair de l'importance de nous rendre responsables les uns des autres, de vivre l'un au service de l'autre ».
« Leur exemple lumineux interpelle aussi notre vie chrétienne : comment suis-je témoin du Christ ressuscité ?.... Comment est-ce que je demeure en lui, comment est-ce que je demeure en son amour ? Suis-je capable de "semer" en famille, dans le milieu de travail, dans ma communauté, la semence de cette unité qu'il nous a donnée ? », a-t-il ajouté.
La prière universelle a été lue en espagnol, chinois, portugais, arabe et italien. Au moment de l'offertoire, la procession des offrandes a été faite par des familles, notamment la petite Emilly, enfant ayant bénéficié du deuxième miracle de sainte Jeanne Emilie de Villeneuve, et ses parents.
La célébration s'est conclue par la prière mariale du Regina Caeli, au cours de laquelle le pape a salué les délégations officielles de Palestine, France, Italie, Israël et Jordanie : il a souhaité que par l'intercession des quatre saintes, « le Seigneur accorde un nouvel élan missionnaire à leurs pays d'origine. S'inspirant de leur exemple de miséricorde, de charité et de réconciliation, que les chrétiens de ces terres regardent l'avenir avec espérance, en poursuivant sur le chemin de la solidarité et de la cohabitation fraternelle ».
Anne Kurian
- Viết bởi Vatican Radio
(Vatican 2015-05-16 ) Pope Francis and Palestinian President Mahmoud Abbas, meeting in the Vatican Saturday, expressed their hopes for a resumption of peace negotiations between Palestine and Israel and for "courageous decisions" for peace, with international support.
A Vatican statement described the talks as "cordial," and said the two sides "expressed great satisfaction with the agreement reached on the text of a comprehensive agreement between the Parties concerning essential aspects of the life and activity of the Catholic Church in Palestine, which will be signed in the near future. "
Mahmoud Abbas will attend Sunday's canonization Mass for two Palestinian Blessed, for which he thanked Pope Francis.
Below, we publish a working translation of the Vatican statement:
Today, 16 May 2015, the Holy Father Francis received in audience Mr. Mahmoud Abbas, President of the State of Palestine, who subsequently met with Cardinal Secretary of State Pietro Parolin, accompanied by Archbishop Paul Richard Gallagher, secretary for Relations with States.
President Abbas will attend tomorrow's canonisation of the two Palestinian nuns, for which he thanked the Holy Father.
During the cordial discussions, great satisfaction was expressed for the accord reached on the text of a comprehensive Agreement between the Parties on various essential aspects of the life and the activity of the Catholic Church in Palestine, to be signed in the near future.
Attention then turned to the peace process with Israel, and the hope was expressed that direct negotiations between the Parties be resumed in order to find a just and lasting solution to the conflict.
To this end the wish was reiterated that, with the support of the international Community, Israelis and Palestinians may take with determination courageous decisions to promote peace. Finally, with reference to the conflicts that afflict the Middle East, and in reaffirming the importance of combating terrorism, the need for interreligious dialogue was underlined.
Vatican Radio
- Viết bởi Eglises d'Asie
15/05/2015- En janvier dernier, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège, se félicitait de l'avancée des négociations avec la Chine en ces termes : « Nous sommes dans une phase positive. » Depuis, aucune information nouvelle significative n'est parue au sujet d'un éventuel réchauffement des relations entre Pékin et le Saint-Siège, pas plus que le respect de la liberté religieuse en Chine populaire ne semble s'être amélioré. Dans ce contexte, le point de vue du cardinal Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hongkong, demeure intéressant à entendre.
L'interview du cardinal Zen que nous reproduisons ci-dessous a été publiée le 11 mai 2015 sur le site Internet du journal L'Homme Nouveau.
L'Homme Nouveau : On entend dire que les relations entre la Chine et le Saint-Siège se réchauffent. Le secrétaire d'Etat, le cardinal Parolin, estime que les relations avec la Chine prennent un tour prometteur. Qu'en pensez-vous ?
Cardinal Joseph Zen Ze-kiun : C'était une vraie surprise pour nous d'apprendre que Pékin veut renouer avec Rome. Même étonnement d'apprendre que les perspectives soient considérées comme très prometteuses du côté du Vatican. Peut-être y a-t-il quelque secret que nous ne connaissons pas. A regarder les choses de plus près, il n'y a aucune raison pour être optimiste. Le gouvernement chinois reste totalitaire et la liberté religieuse n'existe pas. Récemment, ils ont retiré la croix de nombreuses églises et ils en ont démoli d'autres. Deux évêques sont encore en prison. On dit que l'un d'entre eux est mort mais les nouvelles sont tellement contradictoires qu'on ne sait plus rien. Un jour, il a été annoncé aux parents qu'il était mort. Puis comme la famille s'inquiétait de récupérer son corps, on lui a dit que celui qui avait lancé la nouvelle était ivre. Ensuite, il y eut des rumeurs que le gouvernement avait donné de l'argent à la famille pour qu'elle reste calme mais la rumeur a ensuite été réfutée. Les choses sont loin d'être idylliques comme vous le voyez.
Qui donc a enclenché cette ivresse d'optimisme ? Ce sont les journaux communistes de Hongkong qui ont lancé l'affaire. En Chine, tout est politique. Et politique rime avec lutte de pouvoir. Tout le monde sait qu'aujourd'hui il y a une lutte au sommet entre Xi Jinping et Jiang Zemin (1). Xi Jinping est le champion de la lutte anti-corruption mais il faut savoir que cette bannière n'est peut-être qu'un moyen pour éliminer ses ennemis. Et l'élimination des gros tigres permettra à de nouveaux tigres de grandir. Il n'est pas sûr que Xi Jinping puisse gagner. Car Jiang Zemin est très puissant. Qui sont ces gens qui veulent parler au Vatican ? Sont-ils de la faction de Xi Jinping ou appartiennent-ils à celle de Jiang Zemin ? S'ils sont du clan de Xi Jinping, peut-être y a-t-il quelque espoir. S'ils sont du clan adverse, il n'y en a pas. A Hongkong, le pouvoir communiste est sous l'influence de Jiang Zemin. La chaîne de télévision Phoenix TV a récemment interviewé le P. Lombardi et c'est à cette occasion que le Vatican a révélé son enthousiasme pour le réchauffement des relations entre la Chine et le Saint-Siège. Comment peuvent-ils être aussi enthousiastes ? Nous ne voyons aucune raison à cette euphorie. Ils ne comprennent pas et ne veulent pas nous écouter. Je suis très inquiet. Beaucoup de gens ne peuvent rien dire. Moi je suis cardinal et ma voix porte. Alors je n'ai pas peur. Peut-être est-ce la voix qui crie dans le désert mais je dois dire ce que j'ai à dire.
Je ne dis pas qu'il faut refuser le dialogue : le dialogue est nécessaire. Mais on peut s'interroger sur la bonne volonté du gouvernement chinois. C'est en commençant à dialoguer, qu'on verra s'ils sont de bonne volonté. Mais, en attendant, il faut rester ferme. Ce n'est pas à nous de changer, c'est à eux. Ces dernières années, l'Eglise a suivi une stratégie beaucoup trop timide faite de peur et de volonté de composer. Le gouvernement en profite. Les choses se sont dégradées dans les années 2000. Jusqu'en 2001, la Congrégation pour l'Evangélisation des peuples est présidée par le cardinal Tomko. Il venait de Tchécoslovaquie et connaissait très bien le communisme. Quand il prit sa retraite en 2001, arriva le cardinal Sepe. Sepe n'avait aucune connaissance ni de la Chine ni du communisme. Rien ne s'est passé pendant cette période. Puis vint le pape Benoît XVI. Benoît XVI est un pape merveilleux mais le personnel qu'il a choisi ne lui fut d'aucune aide. Beaucoup de bonnes choses qu'il a encouragées ont été gâchées car on ne le suivait pas. À la fin de son pontificat, il changea finalement son personnel. C'est à cette époque qu'est apparu ce projet d'accord avec le gouvernement chinois. Aujourd'hui le gouvernement pousse à ce qu'il soit signé. Il faut donc que le Vatican continue de refuser car un tel accord n'est pas acceptable si je me fie aux informations que j'ai pu avoir. Malheureusement, le nouveau secrétaire d'Etat est plein d'espoir : pourquoi le cardinal Parolin s'est-il cru obligé de louer le cardinal Casaroli ? Et pourquoi croit-il encore aux miracles de l'Ostpolitik alors que cela a été un échec, un grand échec ? Je ne comprends pas pourquoi ils ne prennent pas les leçons de l'Histoire. En Hongrie, cela a été un échec complet.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hong Lei a déclaré qu'en ce qui concerne les ordinations d'évêques, le Vatican devait respecter « la tradition historique et la réalité des catholiques en Chine ». Selon lui, « la Chine est toujours sincère dans sa volonté d'améliorer les relations avec le Vatican et déploie sans discontinuer des efforts en ce sens ». Et d'ajouter : « Nous souhaitons avoir un dialogue constructif avec le Vatican (...). Nous espérons que le Vatican pourra créer les conditions favorables à une amélioration des relations » (2). Quelle est la part de la langue de bois dans ce genre de propos ? Et comment faut-il interpréter ceux-ci ?
Le discours officiel du gouvernement autour des ordinations d'évêques est toujours le même. Selon eux, tout se passe de la manière la plus transparente possible : il y a des élections puis les élections sont approuvées ; et enfin le gouvernement demande au Vatican d'accepter. Concrètement, le Vatican fait quelques recherches puis approuve. Savez-vous ce qu'est une élection en Chine ? Il n'y a pas de vraie élection en Chine. Vous connaissez la blague. Le citoyen du pays X dit : « Notre gouvernement est très efficace car nous connaissons le résultat des élections le lendemain du vote ». Le citoyen du pays Y réagit et dit : « C'est mieux chez nous car nous connaissons le résultat le jour même avant minuit ». C'est alors que le citoyen chinois intervient et conclut la dispute en disant : « Nous nous faisons encore mieux car nous connaissons les résultats avant même que le vote n'ait eu lieu ».
C'est comme cela que cela marche également pour l'Eglise car l'Eglise « officielle » est complètement dans les mains du gouvernement. Les élections en vue de la nomination d'un évêque sont toutes manipulées : il n'y a pas de règle. Puis la nomination est approuvée par la Conférence épiscopale. Mais il n'y a pas de Conférence épiscopale : ce ne sont que des noms. Le président de la Conférence épiscopale est un évêque illégitime. Certes ce n'est pas un mauvais homme mais il a peur et est subjugué par le gouvernement.
Vous vous rappelez il y a deux ans, le tout nouvel évêque de Shanghai, Mgr Ma Daqin. Lors de son sacre, il refusa l'allégeance à l'Eglise patriotique. Ils pensaient qu'ils lui avaient lavé le cerveau mais ce n'était pas le cas. C'est un homme très intelligent. Peut-être aurait-il dû attendre quelque temps avant de s'annoncer. Aujourd'hui, il est en résidence surveillée. Le lendemain de son ordination, il a été révoqué. Qu'ont-ils dit ? Nous avons réuni la Conférence épiscopale et nous l'avons révoqué. Et ils montrèrent une photo de la Conférence épiscopale. Le chef des Affaires religieuses présidait cette réunion. C'est lui le patron de la Conférence épiscopale. On le voyait sourire pendant que les deux évêques qui sont à la tête de la Conférence apparaissaient tout piteux. Tout est faux en Chine. En 2010, il y a eu neuf ordinations épiscopales. Tout le monde a salué cette nouvelle : voilà que la Chine accepte les évêques proposés par le Vatican. Mais c'était le contraire qui se produisait. C'est le Vatican qui acceptait les évêques nommés par le gouvernement. Le Saint-Siège fait trop de concessions et il approuve parfois des candidats qui ne sont pas bons.
L'accord évoqué par le Vatican mentionne que pour tout siège vacant, le gouvernement proposerait trois noms. Et le Vatican pourrait choisir parmi les trois noms ou les refuser tous en bloc.
Comment un gouvernement athée peut-il présenter des noms ? Que savent-ils des évêques ? Un évêque n'est pas un homme politique, c'est un pasteur. L'initiative doit venir de Rome. Certes, on peut consulter le gouvernement et celui-ci peut refuser en arguant que tel ou tel est fermement opposé au gouvernement. Mais cela doit partir du Vatican et non en sens inverse. ... (eda/ra)
Notes: (1) Xi Jinping est le chef du Parti communiste et le président de la République populaire de Chine. Quant à Jiang Zemin, un de ses prédécesseurs, il dispose d'une très forte influence au travers d'un réseau d'alliés dans le Parti, l'armée et l'économie.
(Source: Eglises d'Asie, le 15 mai 2015)
- Viết bởi Eglises d'Asie
15/05/2015 - Jeudi 14 mai, le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, a été élu président de Caritas Internationalis, la confédération catholique dont les 165 délégations nationales sont actuellement réunies à Rome pour leur 20ème assemblée générale. C'est sur le réseau social Twitter que Caritas a annoncé cette élection. Il succède au cardinal hondurien Oscar Andrès Rodriguez Maradiaga, qui quitte la présidence de l'organisation après deux mandats de quatre ans, rapporte Radio Vatican.
Lors d'une liaison téléphonique entre Rome et Manille, celui qui devient le premier Asiatique à présider la confédération caritative a commencé par lancer avec humour « Buona sera a tutti ! » ('Bonsoir à tous'), en italien, avant de s'exprimer en anglais : « Merci pour votre confiance. Je suis limité dans mes capacités mais avec vous tous, avec l'amour que Jésus a versé dans nos cœurs et au nom de tous les gens pauvres dans le monde, j'accepte cette élection. Renforçons ensemble l'Eglise des pauvres, pour que notre témoignage puisse aider à nous guider vers un monde de compréhension, de justice, de vraie liberté et de paix. » Le cardinal Maradiaga lui a apporté ses félicitations et son soutien.
Très charismatique, le jeune archevêque de Manille, qui aura 58 ans le 21 juin prochain, est l'un des figures montantes de l'épiscopat asiatique et mondial. Spécialiste du Concile Vatican II et plus précisément de la collégialité épiscopale, il a déjà participé à cinq Synodes (il était l'un des présidents du récent Synode sur la famille). Très bon connaisseur de l'œuvre de Paul VI, qui lui aurait inspiré sa vocation sacerdotale lors de sa visite à Manille en 1970 et auquel il a consacré une thèse, soutenue à l'Université catholique d'Amérique (Washington DC, Etats-Unis), il a été nommé évêque du diocèse d'Imus par Jean-Paul II en 2001, puis archevêque de Manille et primat des Philippines en 2011 par Benoît XVI, et enfin cardinal en 2012. Ses larmes lors de son accolade avec Benoît XVI avaient alors fait le tour du monde, au point qu'il avait été présenté par certains vaticanistes comme un « Wojtyla asiatique », et comme un « papabile » pour le ou les conclaves à venir.
Très attaché au projet du pape François d'une « Eglise pauvre et pour les pauvres », il a reçu le Saint-Père lors de sa visite aux Philippines en janvier dernier, dont la messe finale, le 18 janvier, a rassemblé six millions de personnes, ce qui en fait la plus grande messe de l'histoire de l'humanité.
Il était pressenti depuis plusieurs semaines pour succéder au cardinal Maradiaga à la présidence de Caritas Internationalis, et l'a donc emporté face au président de Caritas Chypre, Mgr Youssef Soueif. Mgr Tagle a été élu avec 91 voix sur 133 suffrages exprimés. Un Autrichien, Alexander Bodmann, devient le trésorier de la confédération. Le Français Michel Roy doit, lui, demeurer dans ses fonctions de secrétaire général.
Caritas Internationalis est une confédération d'organisations catholiques de charité, qui opère dans environ 200 pays. (eda/ra)
(Source: Eglises d'Asie, le 15 mai 2015)
- Joint Statement of the Bilateral Commission of the Holy See and the State of Palestine at the end of the Plenary Meeting
- Caritas Internationalis briefs journalists on General Assembly
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