Tin Ngoại Ngữ
Tin Ngoại Ngữ
- Viết bởi Vatican Radio
2015-07-30 Vatican - The Pontifical Council for the Promotion of the New Evangelization has published a calendar of "Great Events with Pope Francis" which will take place during the upcoming Jubilee of Mercy.
The Jubilee will begin Tuesday 8 December, the Solemnity of the Immaculate Conception, with the opening of the Holy Door of Saint Peter's Basilica. The following Sunday, 13 December, the Third Sunday of Advent, Holy Doors will be opened at the Archbasilica of Saint John Lateran and in Cathedrals around the world.
Highlights of the Jubilee include the sending forth of the Missionaries of Mercy on Ash Wednesday, 10 February, and World Youth Day, which will take place in Krakow, Poland from 26-31 July. The theme of next year's World Youth Day is "Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy" (Mt 5:7).
Special jubilee days throughout the year are dedicated to groups of people in the Church, including Jubilees for Consecrated Life, for young children, for the sick, and for catechists. There will also be a Marian jubilee on the Saturday and Sunday following the Memorial of Our Lady of the Rosary.
The Jubilee of Mercy will conclude with the closing of the Holy Door of Saint Peter's Basilica on the Solemnity of Our Lord Jesus Christ, King of the Universe, on Sunday 20 November.
The full schedule can be found on the official website for the Jubilee of Mercy.
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- Viết bởi Vatican Radio
2015-07-27 Vatican - Polish Cardinal Stanislaw Rylko, President of the Pontifical Council for the Laity, has sent a message looking ahead to the next World Youth Day which will take place in Krakow from July 26th to 31st 2016. Pope Francis is scheduled to attend the event that will be focused on the theme from the Beatitudes: 'Blessed are the merciful, for they will be shown mercy'.
Taking place in the context of the Jubilee Year of Mercy which begins on December 8th this year, the Krakow event follows on from the last World Youth Day in Rio de Janeiro where Pope Francis told young people to read the Beatitudes because, he said, it "will do you good". In his message Cardinal Rylko notes that the Pope has made the theme of mercy a priority of his pontificate and that the Krakow meeting will mark an international Jubilee of Young People dedicated to this theme.
It's the second time that World Youth Day has been held in Poland – the first such event took place in 1991 at the Marian shrine of Czestochowa with Pope John Paul II. The Polish pontiff will also be spiritually present at the 2016 event as young participants visit the tomb of St Faustina Kowalska at the Divine Mercy shrine, inaugurated by Pope John Paul during his last visit to his homeland in 2002. There, they will be able to take part in a programme of meditations and recitation of the Divine Mercy chapelet.
Numerous confessionals will also be set up and Pope Francis himself is likely to offer the sacrament of reconciliation to a number of young men and women attending the celebration. A symbolic Holy Door will also be built at the shrine, through which the Pope will process at the start of the prayer vigil and Eucharistic Adoration on Saturday July 30th. Following the final Mass on Sunday 31st, Pope Francis will give lighted lamps to five young couples from the five continents to symbolically send all the participants out as missionaries of God's mercy throughout the world.
- Viết bởi Osservatore Romano
2015-07-27 L’Osservatore Romano - Less than 24 hours after registration opened for next year's World Youth Day (WYD), 45,000 people had already signed up. The first to register was Pope Francis himself who had previously announced that the theme of the meeting would revolve around mercy. According to the website's managers, thus far there are 250 “macrogroups” and 300 volunteers signed up. The countdown to the event is already surrounded by great enthusiasm. In exactly one year — from 26 to 31 July 2016 — young people will meet in Krakow for the 31st WYD.Twenty five years after its start, WYD will return to Poland, the land of the Pontiff who created it. Even if Pope Wojtyła loved to say that “it was the young people themselves who invented WYD”. In 1991 in Częstochowa, a strong wind of faith was announced to the young people and from them the faith blew beyond the iron curtain. The young Christians of eastern and western Europe experienced the first large-scale encounter after the fall of the Berlin Wall. Pope Wojtyła returned to his homeland for WYD which saw the participation of more than one million people.A true jubilee of young people will be celebrated on a global level. Pope Francis recalled this at the Angelus and Cardinal Stanisław Ryłko, President of the Pontifical Council for the Laity, also underlined it in a message published on the dicastery's website. The theme of WYD is “Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy” is part of the extraordinary holy year which will begin on 8 December. WYD in Krakow will complete a three part series of themes dedicated to the Beatitudes. The theme in Rio in 2014 was “Blessed are the poor in spirit, for theirs is the kingdom of heaven”. This year's theme for the 30th WYD on the diocesan level is “Blessed are the pure in heart, for they will see God”.
- Viết bởi Anita Bourdin
Rome, 20 juillet 2015 (ZENIT.org)
Le pape François travaille à son voyage à Cuba, à l’ONU et aux Etats–Unis, indique le P. Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège.
Le P. Lombardi a en effet répondu aux questions de l’émission “le journal du pape François” de la chaîne catholique italienne TV 2000.
« À ma connaissance, le pape ne travaille pas à un nouveau document », a déclaré le P. Lombardi, mais il se « prépare » à son prochain voyage à Cuba et les Etats-Unis (19-28 septembre).
De fait, a-t-il ajouté, « le pape doit préparer de grands discours très exigeants » comme ceux qu’il doit faire à l'ONU, devant le Congrès des États-Unis et à la Journée internationale des familles de Philadelphie.
« Même si ces documents ne sont pas amples ni développés », ils nécessitent néanmoins, en raison des occasions importantes, « une préparation plutôt consistante».
La semaine dernière, Mgr Guillermo Javier Karcher avait confié avoir trouvé le pape François au travail dès le lendemain de son retour d'Amérique latine. Mgr Karcher, a confié, à la même télévision catholique que le pape, arrivé lundi après-midi 13 juillet, à Rome, s’est remis au travail immédiatement, mardi matin, 14 juillet et semblait frais et dispos: «
Il a aussi indiqué que le pape était « enthousiaste et vraiment content » de son voyage, comme il l’a dit, dimanche, à l’angélus.
Anita Bourdin
- Viết bởi Anita Bourdin
Rome, 20 juillet 2015 (ZENIT.org)
« Là où les réfugiés sont menacés, l’Église est à leurs côtés ! », déclare le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Münich-Freising et président de la Conférence épiscopale allemande.
Il a en effet publié, lundi 20 juillet, une déclaration officielle après l’incendie criminel qui a frappé une résidence d’accueil pour les réfugiés et demandeurs d’asile à Windem-am-Aign, près de la petite ville de Reichertshofen, en Haute-Bavière.
Le cardinal Marx réaffirme la position de l’Église d’Allemagne en disant: « Les réfugiés, dont beaucoup sont traumatisés, ont droit à la protection et aux soins ».
Il en appelle aux réseaux de l’Eglise : « Les diocèses, les associations ecclésiales de bienfaisance, les Églises et les communautés religieuses, ainsi que de nombreuses personnes individuelles, répondent à cet appel et entrent, à tous les niveaux de la société, par une grande diversité de moyens, dans une culture solidaire d’accueil. Je leur en suis très reconnaissant ! Il ne doit pas y avoir l’ombre d’un doute : là où les réfugiés sont menacés, l’Église est à leurs côtés ! »
Il invite à dépasser la « méfiance pathologique envers les immigrés et les étrangers ».
« Les menaces et les attaques témoignent d’une immense brutalité que la société ne doit jamais accepter », affirme l’archevêque de Münich-Freising.
Il condamne aussi la loi du silence : « Celui qui reste silencieux devant ces derniers événements et qui détourne le regard trahit nos valeurs. »
« Tout indique que l’incendie qui s’est propagé pendant la nuit de jeudi dans le camp de réfugiés en Bavière, à Reichertshofen, a été allumé délibérément, a déclaré le cardinal : Reichertshofen est le dernier maillon d’une longue chaîne d’attentats contre des logements de réfugiés et de demandeurs d’asile, il y en a eu 150 rien que dans la première moitié de 2015 ! Les protestations actuelles et les désordres à Freital, en Saxe, en particulier, montrent que certains groupes cherchent à envenimer le climat dans notre société et à semer la haine », déplore l’archevêque.
« Nous ne devons jamais tolérer cela ! », martèle le cardinal Marx.
Il rappelle la tragédie que vivent les réfugiés : « Ces deux dernières années, le nombre de réfugiés arrivant en Allemagne, souvent au risque de leur vie, a considérablement augmenté. Ces personnes, vivent un désarroi indescriptible après avoir fui la guerre et les zones de guerre civile au Moyen-Orient et en Afrique. »
Il conclut qu’être réfugié est une situation qui permet à peine de « survivre ».
Avec une traduction de Constance Roques
- Viết bởi Anita Bourdin
Rome, 20 juillet 2015 (ZENIT.org)
"Béthanie, « au-delà du Jourdain », lieu où fut baptisé Jésus, à moins de dix kilomètres de la Mer Morte, a été inscrit sur la liste des Patrimoines mondiaux de l’Unesco. Le lieu de la mystérieuse manifestation qui ouvrit la vie publique du prédicateur de Nazareth, a été pendant des siècles un roman policier historique. Les Évangiles concordent sur l’indication du fleuve du Jourdain, mais ils s’arrêtent à cette information générique ; le seul qui en précise le lieu est celui de Jean qui parle d’une « Béthanie au-delà du Jourdain »", écrit L'Osservatore Romano.
Deux papes ont visité le site accompagnés des souverains de Jordanie: Benoît XVI et le pape François. Un architecte français, François Lacoste, a fait les plans de la nouvelle église pour accueillir les des milliers de pèlerins. La maquette a été bénie par Benoît XVI.
"L’autre Béthanie, patrie de Lazare et de ses sœurs Marthe et Marie, se trouve, en revanche, dans les environs de Jérusalem, non loin du fleuve. Pourtant, dès le IIIème siècle, dans les environs du Jourdain, aucun lieu ne s’appelait ainsi, au point qu’Origène fut convaincu d’une erreur dans la transmission du texte évangélique et proposa de le corriger en substituant à Béthanie le nom de Bethabara « où l’on affirme que Jean baptisait »", expluque L'Osservatore Romano du 18 juillet en italien.
"Cette variante se lit dans divers manuscrits évangéliques et ce même toponyme figure sur une splendide mosaïque du VIème siècle découverte en 1897 à Madaba (aujourd’hui en Jordanie), avec l’explication en grec selon laquelle il s’agit du « lieu du baptême de saint Jean », devant « Ainon où se trouve maintenant Sapsafas », sur la rive orientale du fleuve", continue le quotidien du Vatican.
Il fait état de l'ancienneté des pèlerinages et des recherches archéologiques: "Toutefois, au-delà de la question textuelle, les pèlerinages ont dû commencer au moins depuis la fin du IIIème siècle, sur les rives du Jourdain, à quelques kilomètres au nord de la Mer Morte : on considérait que c’était là que Jésus avait été baptisé par Jean, et ce n’est pas un hasard si c’est là que la tradition situait la mystérieuse montée au ciel d’Élie. Depuis lors, les témoignages littéraires et monumentaux se sont multipliés et ont guidé les découvertes que l’archéologue Michele Piccirillo – le père Matteo des romans de Franco Scaglia – a fait connaître sur le « parc du baptême ». Tout le monde n’est pourtant pas d’accord."
Avec une traduction de Constance Roques
- Viết bởi Anita Bourdin
Rome, 16 juillet 2015 (ZENIT.org)
Le bilan des finances du Saint-Siège sont dans le rouge, mais moins qu’en 2014, et celles de la Cité du Vatican positives, plus qu’en 2013 : pour le Secrétariat à l’économie, 2014 a été « une année de transition », mais la transition n’est pas finie.
C’est ce qui ressort du bilan publié par le Vatican ce jeudi 16 juillet, et comme chaque année en juillet.
Le Conseil pour l’Économie s’est en effet réuni le 14 juillet : le cardinal Pell et l’équipe du Secrétariat pour l’Économie ont présenté le bilan consolidé du Saint-Siège et le bilan du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican.
2014, l’année de la réforme
Ces bilans ont été préparés par la Préfecture des affaires économiques, puis ils ont été examinés et vérifiés par le nouveau Secrétariat pour l’économie, par le Comité d’audit et le Réviseur externe.
Un constat : l’année 2014 a été une « année de transition » avec la mise ne place progressive des « nouvelles politiques de management financier » en accord avec les Principes comptables internationaux pour le secteur public, ou normes IPSAS.
La transition va se poursuivre, jusqu’au « passage complet » de la comptabilité du Saint-Siège et du Gouvernorat de la Cité du Vatican aux normes IPSAS.
Le Secrétariat pour l’Économie a fournit un « cadre positif » de la coopération avec les différentes entités. Et les membres du Conseil pour l’économie ont constaté « le travail rigoureux et professionnel » pour la mise en oeuvre des réformes financières voulues par le pape François.
Déficit pour le Saint-Siège
Le bilan 2014 du Saint-Siège représente les activités de 64 organismes. La comparaison avec les données de 2013 est rendue difficile par cette mise en oeuvre d’une communication « transparente et complète » des actifs et des passifs, selon des « normes comptables plus rigoureuses ».
Le déficit du Saint-Siège s’élève à 25,621 millions d’euro, quand le déficit annoncé en 2013 était de 24,471 millions. Mais le Vatican fait observer qu’avec les normes comptables de 2014, le déficit de 2013 aurait été de 37,209 millions d’euro. Le déficit enregistre donc une diminution consistante, du fait d’investissements « plus favorables ».
Le coût du personnel – 2880 employés (dans le monde entier) - représente 126,6 millions d’euro.
Le patrimoine net a augmenté de 939 millions, du fait de l'insertion dans l'exercice actif comme passif de structures précédemment gérées hors bilan, soit un actif de ces organismes de 1,114 million d'euro pour un passif de 222 millions. C'est ce "milliard retrouvé" qui a suscité le plus de commentaires dans la presse spécialisée.
Le fonds de pension ne figure pas au bilan: il est aussi en pleine réforme et il préparera un rapport sur sa situation actuelle.
Les principales entrées sont dues aux contributions des diocèses et de l'Eglise dans le monde, selon les normes du Droit canon voulues par Jean-Paul II (canon 1271), soit 21 millions d'euro, et la contribution de l'Institut pour les oeuvres de religion (IOR), institut financier du Vatican: 50 millions d'euro.
Le bilan du Gouvernorat de la Cité du Vatican, qui emploie 1930 personnes, présente, lui, un bénéfice de 63,519 millions d’euro, contre 33,042 millions d’euro en 2013, notamment grâce aux entrées dans les Musées du Vatican.
Budget prévisionnel pour 2015
Pour 2015, le Conseil pour l’économie a reçu un budget prévisionnel détaillé pour les 136 organismes concernés : activités, dépenses et ressources. Il prévoit que les déficits enregistrés les années précédentes ne soient pas encore complètement compensés.
Dans un entretien au quotidien économique et financier italien “Il Sole 24 Ore”, le cardinal australien George Pell déclare la réforme “irréversible” et qu’elle se met en place avec la collaboration de la “grande majorité” des personnes concernées, en dépit de “petits centres de résistance”. Les organismes à l’intérieur desquels l’année 2014 a permis de retrouver 939 millions hors-bilan sont “une dizaine”. Il confirme que la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège a vocation à disparaître une fois la réforme aboutie.
Anita Bourdin
- Viết bởi Marina Droujinina
Rome, 16 juillet 2015 (ZENIT.org)
Le pape François invite les salésiens à agir « avec les jeunes et pour les jeunes » et à « apprendre à parler » aux jeunes « dans la langue qu'ils comprennent ».
Il a adressé une lettre à la Famille salésienne pour le bicentenaire de la naissance de don Bosco (1815-1888), leur fondateur, annonce Radio Vatican.
Don Bosco, écrit le pape dans une lettre adressée au Recteur Majeur des salésiens, le père Angel Fernandez Artime, « vous aidera à ne pas décevoir les aspirations profondes des jeunes »: « le besoin de la vie, de l'ouverture, de la joie, de la liberté, de l'avenir; le désir de collaborer à la construction d'un développement plus juste et plus fraternel pour tous les peuples, la protection de la nature et du cadre de la vie. »
Le pape François a formulé deux tâches essentielles dans l’éducation des jeunes : « La première est d'éduquer selon l'anthropologie chrétienne dans le langage des nouveaux médias et des réseaux sociaux qui forment profondément les codes culturels des jeunes. » La seconde tâche « est de promouvoir des formes de volontariat social qui ne se résignent pas aux idéologies qui sont sur le marché et de promouvoir la production à la dignité de la personne et de la valeur du travail ».
Le pape a rappelé que la pédagogie de don Bosco était « la bonté » et que « l'amour de l'éducateur » devait être « exprimée par des actions concrètes et efficaces ».
Il a noté que « les garçons et les filles » d’aujourd’hui étaient « ouverts à la vie et à la rencontre avec Dieu et avec les autres ». Mais, en même temps, « il y a tellement de risques de découragement, de l'anémie spirituelle et de la marginalisation ». « Les défis de Turin du XIXe siècle ont pris des dimensions mondiales, avertit le pape, l’idolâtrie de l'argent, les inégalités qui génèrent la violence, la colonisation idéologique et les défis culturels liés à des contextes urbains », ajoute le pape.
Il ne faut pas oublier, écrit encore le pape, que « don Bosco nous enseigne tout d'abord à ne pas rester les bras croisés, mais être à la première ligne pour offrir aux jeunes une éducation intégrale ».
Le pape a appelé la Famille salésienne à « faciliter l’alliance efficace entre les différents organismes d'enseignement religieux et laïques pour marcher avec la diversité des charismes en faveur des jeunes de différents continents ». Il a souligné que cela impliquait les familles, car il n’y pas de «pastoral efficace de la jeunesse sans un pastoral valide de la famille».
Le pape François a lancé un appel à agir envers les jeunes « avec la patience, la compréhension de leurs préoccupations ou leurs demandes ». Il a parlé de la nécessité « d'apprendre à leur parler dans la langue qu'ils comprennent ».
« Les attentes de l'Église en ce qui concerne la prise en charge de la jeunesse sont grandes », a-t-il conclu. Il invite les salésiens à garder « l'héritage » de leur fondateur et à parler et à agir « avec les jeunes et pour les jeunes ».
- Viết bởi Anita Bourdin
Rome, 12 juillet 2015 (ZENIT.org)
« Une foi qui ne se fait pas solidarité est une foi morte (...), une foi sans le Christ, une foi sans Dieu, une foi sans frères », déclare le pape François qui exhorte les chrétiens à ne pas « laisser le diable les diviser ».
Au troisième jour de sa visite au Paraguay – troisième étape de son voyage latino-américain – le pape a passé une heure auprès de la population du bidonville de Banado Norte d'Asuncion, pour un temps de rencontre et de témoignages, devant la chapelle de Saint Jean-Baptiste, où il est arrivé aux environs de 8h du matin (14h à Rome), ce 12 juillet 2015.
Après l'intervention de deux femmes impliquées dans des activités sociales ecclésiales, il a salué les habitants à la lumière de la vie de la Sainte Famille : « Tout ce que vous faites pour vaincre les intempéries, les inondations de ces dernières semaines, tout me ramène à la mémoire la petite famille de Bethléem. Une lutte qui ne vous a pas ôté le sourire, la joie, l'espérance. »
Après son discours, le pape a planté trois oliviers de la paix, dans le cadre du réseau éducatif Scholas Occurentes – qui a son siège au Vatican – pour Haïti, la Colombie, et le Paraguay.
A.K.
Paroles du pape François
Chers amis,
Avec grande joie j'ai voulu vous rendre visite ce matin. Je ne pouvais pas me trouver au Paraguay sans vous rencontrer, sans fouler votre terre.
Nous nous rencontrons ici dans cette Paroisse consacrée à la Sainte Famille et je vous avoue que depuis que j'ai commencé à penser à cette visite, dès que j'ai commencé à venir de Rome jusqu'ici, j'ai pensé à la Sainte Famille. Et quand je pensais à vous, je me souvenais de la Sainte-Famille. Voir vos visages, vos enfants, vos grands parents. Écouter vos histoires et tout ce que vous avez réalisé pour être ici, toutes les luttes que vous avez menées pour avoir une vie digne, un toit. Tout ce que vous faites pour vaincre les intempéries, les inondations de ces dernières semaines, tout cela me ramène à la mémoire la petite famille de Bethléem. Une lutte qui ne vous a pas ôté le sourire, la joie, l'espérance. Un combat qui n'a pas enrayé chez vous la solidarité, au contraire il l'a stimulée, l'a fait grandir.
Je veux m'arrêter sur Joseph et Marie à Bethléem. Ils avaient dû quitter leur terre, leurs proches, leurs amis. Ils avaient dû laisser leurs affaires et aller dans une autre terre. Une terre où ils ne connaissaient personne, où ils n'avaient ni maison ni famille. À ce moment, ce jeune couple eut Jésus. Dans ce contexte, dans une grotte préparée, ce jeune couple nous a offert Jésus. Ils étaient seuls, dans une terre étrangère, eux trois. À l'improviste, commencèrent à apparaître des gens, des bergers. Des personnes comme eux qui avaient dû abandonner leur propre réalité pour trouver de meilleures opportunités familiales. Leur vie était liée aux intempéries et à des inclémences « d'autre genre ».
Quand ils se rendirent compte de la naissance de Jésus, ils s'approchèrent, ils se firent proches, ils se firent voisins. Ils devinrent aussitôt la famille de Marie et de Joseph. La famille de Jésus.
C'est ce qui arrive quand Jésus apparaît dans notre vie. C'est ce que la foi suscite. La foi nous rend proches, nous fait proches de la vie des autres. La foi suscite notre engagement, notre solidarité. Une vertu humaine et chrétienne que vous avez, que beaucoup beaucoup ont et que nous devons apprendre. La naissance de Jésus réveille notre vie. Une foi qui ne se fait pas solidarité est une foi morte ou une foi mensongère. "Je suis un homme, une femme très catholique, je vais à la messe tous les dimanches." "Mais, Madame, Monsieur, dites-moi, qu'est-ce qui se passe à Bañados?" "Non, non, je ne sais pas. Je sais qu'il y a des gens là-bas, mais je ne sais pas." "Pour plus de messes le dimanche , si vous n'avez pas le sens de la solidarité, si tu ne sais pas ce qui se passe dans ton peuple, ta foi est très faible. Ou malade. Ou morte. C'est une foi sans le Christ, une foi sans solidarité, une foi sans Dieu, une foi sans frères. Il y a donc ce proverbe dont j'espère je me souviens correctement, qui décrit bien ce problème d'une foi sans solidarité: "Un Dieu sans peuple, un peuple sans frères, un peuple sans Jésus." Voilà la foi sans solidarité, et Dieu est venu au milieu de son peuple, il l'a choisi, pour l'accompagner et il a envoyé son fils à ce peuple pour le sauver, pour l'aider. Dieu s'est fait solidaire de ce peuple et Jésus n'a eu aucun problème à descendre, à s'humilier, à s'abaisser, jusqu'à mourir, pour chacun de nous, pour cette solidarité soeur, pour cette solidarité qui naît de l'amour qu'avait son Père et de l'amour qu'Il avait pour chacun de nous. Souvenez-vous, quand une foi n'est pas solidaire, ou elle est malade ou elle est morte.
Le premier à être solidaire a été le Seigneur, qui a choisi de vivre parmi nous. Moi, je viens comme ces bergers. Je veux me faire proche. Je veux bénir votre foi, je veux bénir vos mains, je veux bénir votre communauté. Je suis venu pour rendre grâce avec vous, parce que la foi s'est faite espérance et elle est une espérance qui stimule l'amour. La foi que Jésus suscite est une foi qui a la capacité de rêver l'avenir, de lutter pour lui dans le présent. C'est précisément pour cela que je veux vous encourager à continuer à être missionnaires, à continuer à transmettre cette foi par ces chemins. Cette foi qui nous rend solidaires envers les autres, notre frère aîné, Jésus, et notre Mère la Vierge.. En vous faisant proches spécialement des plus jeunes et des personnes âgées. Soutien des jeunes familles et de ceux qui traversent des moments difficiles. Peut-être le message le plus fort que vous puissiez transmettre c'est cette foi solidaire. Le diable veut que vous vous disputiez, parce qu'ainsi il divise, il l'emporte, et il vous vole la foi. Solidarité de frères pour défendre la foi, solidarité de frères pour défendre la foi. Et, de plus, que cette foi solidaire soit un message pour toute la ville.
Je veux prier pour vos familles et prier la Sainte Famille, pour que son modèle, son témoignage continuent à être lumière sur le chemin, encouragement dans les moments difficiles et qu'elle nous donne la grâce d'un cadeau, nous le demandons ensemble, tous, que la Sainte Famille nous donne des "pasteurs", qu'elle nous offre des prêtres, des évêques, ces « bergers » capables d'accompagner, de soutenir et de stimuler la vie de vos familles. Capables de faire grandir cette foi solidaire.
Je vous invite à prier ensemble et je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi. Prions ensemble une prière à Notre Père, qui nous fait frères, nous a envoyé notre frère, son Fils Jésus et nous a donné une Mère qui nous accompagnera.
© Librairie éditrice du Vatican et Zenit, Anita Bourdin, pour les passages improvisés.
Anita Bourdin
- Viết bởi Vatican Radio
2015-07-10 Vatican - Pope Francis met with clergy, religious men and women, and seminarians on Thursday afternoon in Santa Cruz, Bolivia. Below, please find the full text of the Holy Father's prepared remarks, in their official English translation.
Meeting with Clergy, Religious and Seminarians
Coliseum of Don Bosco College
Santa Cruz de la Sierra
Thursday, 9 July 2015
Dear Brothers and Sisters,
I am pleased to be able to meet you and to share the joy which fills the heart and the entire life of the missionary disciples of Jesus. This joy was expressed in the words of welcome offered by Bishop Roberto Bordi, and by the testimonies of Father Miguel, Sister Gabriela, and by Damián, our seminarian. I thank each of you for sharing your own experience of vocation.
In the Gospel of Mark we also heard the experience of Bartimaeus, who joined the group of Jesus' followers. He became a disciple at the last minute. This happened during the Lord's final journey, from Jericho to Jerusalem, where he was about to be handed over. A blind beggar, Bartimaeus sat on the roadside, pushed aside. When he heard Jesus passing by, he began to cry out.
Walking with Jesus were his apostles, the disciples and the women who were his followers. They were at his side as he journeyed through Palestine, proclaiming the Kingdom of God. There was also a great crowd.
Two things about this story jump out at us and make an impression. On the one hand, there is the cry of a beggar, and on the other, the different reactions of the disciples. It is as if the Evangelist wanted to show us the effect which Bartimaeus' cry had on people's lives, on the lives of Jesus' followers. How did they react when faced with the suffering of that man on the side of the road, wallowing in his misery.
There were three responses to the cry of the blind man. We can describe them with three phrases taken from the Gospel: They passed by, they told him to be quiet, and they told him to take heart and get up.
1. They passed by. Perhaps some of those who passed by did not even hear his shouting. Passing by is the response of indifference, of avoiding other people's problems because they do not affect us. We do not hear them, we do not recognize them. Here we have the temptation to see suffering as something natural, to take injustice for granted. We say to ourselves, "This is nothing unusual; this is the way things are". It is the response born of a blind, closed heart, a heart which has lost the ability to be touched and hence the possibility to change. A heart used to passing by without letting itself be touched; a life which passes from one thing to the next, without ever sinking roots in the lives of the people around us.
We could call this "the spirituality of zapping". It is always on the move, but it has nothing to show for it. There are people who keep up with the latest news, the most recent best sellers, but they never manage to connect with others, to strike up a relationship, to get involved.
You may say to me, "But Father, those people in the Gospel were busy listening to the words of the Master. They were intent on him." I think that this is one of the most challenging things about Christian spirituality. The Evangelist John tells us, "How can you love God, whom you do not see, if you do not love your brother whom you do see?" (1 Jn 4:20). One of the great temptations we encounter along the way is to separate these two things, which belong together. We need to be aware of this. The way we listen to God the Father is how we should listen to his faithful people.
To pass by, without hearing the pain of our people, without sinking roots in their lives and in their world, is like listening to the word of God without letting it take root and bear fruit in our hearts. Like a tree, a life without roots is a one which withers and dies.
2. They told him to be quiet. This is the second response to Bartimaeus' cry: keep quiet, don't bother us, leave us alone. Unlike the first response, this one hears, acknowledges, and makes contact with the cry of another person. It recognizes that he or she is there, but reacts simply by scolding. It is the attitude of some leaders of God's people; they continually scold others, hurl reproaches at them, tell them to be quiet.
This is the drama of the isolated consciousness, of those who think that the life of Jesus is only for those deserve it. They seem to believe there is only room for the "worthy", for the "better people", and little by little they separate themselves from the others. They have made their identity a badge of superiority.
They hear, but they don't listen. The need to show that they are different has closed their heart. Their need to tell themselves, "I am not like that person, like those people", not only cuts them off from the cry of their people, from their tears, but most of all from their reasons for rejoicing. Laughing with those who laugh, weeping with those who weep; all this is part of the mystery of a priestly heart.
3. They told him to take heart and get up. Lastly, we come upon the third response. It is not so much a direct response to the cry of Bartimaeus as an echo, or a reflection, of the way Jesus himself responded to the pleading of the blind beggar. In those who told him to take heart and get up, the beggar's cry issued in a word, an invitation, a new and changed way of responding to God's holy People.
Unlike those who simply passed by, the Gospel says that Jesus stopped and asked what was happening. He stopped when someone cried out to him. Jesus singled him out from the nameless crowd and got involved in his life. And far from ordering him to keep quiet, he asked him, "What do you want me to do for you?" He didn't have to show that he was different, somehow apart; he didn't decide whether Bartimaeus was worthy or not before speaking to him. He simply asked him a question, looked at him and sought to come into his life, to share his lot. And by doing this he gradually restored the man's lost dignity; he included him. Far from looking down on him, Jesus was moved to identify with the man's problems and thus to show the transforming power of mercy. There can be no compassion without stopping, hearing and showing solidarity with the other. Compassion is not about zapping, it is not about silencing pain, it is about the logic of love. A logic, a way of thinking and feeling, which is not grounded in fear but in the freedom born of love and of desire to put the good of others before all else. A logic born of not being afraid to draw near to the pain of our people. Even if often this means no more than standing at their side and praying with them.
This is the logic of discipleship, it is what the Holy Spirit does with us and in us. We are witnesses of this. One day Jesus saw us on the side of the road, wallowing in our own pain and misery. He did not close his ear to our cries. He stopped, drew near and asked what he could do for us. And thanks to many witnesses, who told us, "Take heart; get up", gradually we experienced this merciful love, this transforming love, which enabled us to see the light. We are witnesses not of an ideology, of a recipe, of a particular theology. We are witnesses to the healing and merciful love of Jesus. We are witnesses of his working in the lives of our communities.
This is the pedagogy of the Master, this is the pedagogy which God uses with his people. It leads us to passing from distracted zapping to the point where we can say to others: "Take heart; get up. The Master is calling you" (Mk 10:49). Not so that we can be special, not so that we can be better than others, not so that we can be God's functionaries, but only because we are grateful witnesses to the mercy which changed us.
On this journey we are not alone. We help one another by our example and by our prayers. We are surrounded by a cloud of witnesses (cf. Heb 12:1). Let us think of Blessed Nazaria Ignacia de Santa Teresa de Jesús, who dedicated her life to the proclamation of God's Kingdom through her care for the aged, her "kettle of the poor" for the hungry, her homes for orphaned children, her hospitals for wounded soldiers and her creation of a women's trade union to promote the welfare of women. Let us also think of Venerable Virginia Blanco Tardío, who was completely dedicated to the evangelization and care of the poor and the sick. These women, and so many other persons like them, are an encouragement to us along our way. May we press forward with the help and cooperation of all. For the Lord wants to use us to make his light reach to every corner of our world.
I ask you please to pray for me, and I bless all of you from my heart.
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