Tin Ngoại Ngữ
Tin Ngoại Ngữ
- Viết bởi Marina Droujinina
Rome, 25 août 2015 (ZENIT.org)
« En tant que chrétiens, nous avons un devoir d'hospitalité », a déclaré Mgr Silvano Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'Office des Nations unies à Genève. Il est intervenu au 36e meeting de Rimini avec un discours dont un des thèmes centraux était le drame de la migration, rapporte Radio Vatican.
« L’accueil est une responsabilité envers les besoins du reste de la famille humaine », a affirmé Mgr Tomasi à l’antenne de Radio Vatican. Cependant, « le bien commun exige également que nous gardions un équilibre », a-t-il dit. Et pour cela, il faut « attaquer » le problème « à ses racines » et « voir les raisons pour lesquelles ces personnes se déplacent ». « Nous sommes responsables d'une certaine façon de ce mouvement », estime l’observateur permanent du Saint-Siège.
« Il y a une volonté politique qui continue à maintenir les inégalités entre les pays, ce qui cause des problèmes et pousse les gens à chercher ailleurs des solutions, soit parce que leurs droits humains sont violés, soit parce que la guerre ne permet pas de vivre une vie normale », explique Mgr Tomasi. L’économie est un autre aspect du problème : « les grandes multinationales » qui « travaillent au profit des pays les plus forts » le font toujours au détriment des « pays économiquement faibles ».
La migration soulève le problème « des valeurs fondamentales qui doivent être acceptées », a souligné Mgr Tomasi. « Parmi ces valeurs fondamentales est le respect du pluralisme dans la société, la séparation entre la politique et la religion, l'acceptation d'un processus démocratique normal, de sorte que la coexistence pacifique soit possible ».
Un autre problème important est le droit de chaque personne à conserver son identité. « Je pense en particulier à l'identité chrétienne », a souligné Mgr Tomasi. « Les chrétiens sont le groupe religieux le plus persécuté dans le monde, a-t-il dit. L'Occident est indifférent à la souffrance des chrétiens. Il y a des expressions de sympathie, mais au-delà de la voix du pape François, qui rappelle le devoir de solidarité avec nos frères persécutés, du point de vue de la grande politique mondiale où la religion est mise de côté, cela n'a pas d'importance. Comme si les droits humains des chrétiens n’avaient pas la même valeur que les droits humains d'autres personnes. »
- Viết bởi Marina Droujinina
Rome, 25 août 2015 (ZENIT.org)
Le pape François « prie » pour l'Ukraine et exprime sa « proximité spirituelle avec (...) tous ceux qui souffrent » dans ce pays. C'est ce que dit le message que le pape a fait parvenir au président ukrainien Petro Porochenko à l'occasion de la fête nationale de l'Ukraine le 24 août, rapporte Radio Vatican.
« Je prie pour votre pays dans cette situation difficile. Et je soutiens les efforts qui aident la nation ukrainienne à aller de l'avant dans un esprit de paix et de réunification », dit le message.
Le pape François a encore une fois exprimé sa « proximité spirituelle pour les victimes, leurs familles et tous ceux qui souffrent » dans un pays déstabilisé par la guerre dans les régions de l'est.
En évoquant « une nouvelle escalade » du conflit en Ukraine orientale dans son allocution après la prière de l'angélus ce dimanche 23 août, le pape avait renouvelé son appel « afin que soient respectés les engagements pris pour parvenir à la pacification du pays, et que, avec l'aide des organisations et des personnes de bonne volonté, on puisse répondre à l'urgence humanitaire dans le pays ».
Selon les chiffres de Radio Vatican, près de 6 800 personnes ont perdu la vie dans les combats de cette guerre, parmi lesquelles 2 100 soldats ukrainiens.
Marina Droujinina
- Viết bởi Marina Droujinina
Rome, 21 août 2015 (ZENIT.org)
Le patriarche syriaque catholique Ignace Youssef III Younan lance un appel au secours face aux « horreurs » commises par les « barbares » de Daech. Il a adressé une déclaration à L’Œuvre d’Orient suite à la destruction du monastère Mar Elian, dans la ville d’Al-Qaryatayn, et à l'enlèvement de plusieurs dizaines de chrétiens par les djihadistes de Daech ce vendredi 21 août.
Le patriarche syriaque appelle le « monde dit “civilisé” à cesser de garder un silence hypocrite » face aux « horreurs » commises par les djihadistes de Daech. « Comment un pays qui se dit défenseur des droits de l’homme ferme-t-il les yeux devant des aberrations telles que décapiter, confiner en esclavage et violer enfants et femmes ? Est-ce que c’est ça la démocratie ? » s’exclame le patriarche Ignace Y. III Younan.
« Nous devons le crier à haute voix : nous craignons Daech, parce que nous avons été abandonnés et nous n’avons pas les moyens de nous défendre », continue-t-il.
Dans sa déclaration, le patriarcheconstate la destruction du monastère de Mar Elian, « vieux d’au moins quinze siècles » par « les criminels de Daech et compagnie ».
« Le prêtre qui le desservait, le père Jacques Mourad est toujours enlevé depuis trois mois, sûrement par ces mêmes terroristes qui se réclament de la religion de la miséricorde et commettent toutes sortes d’absurdités, au nom de leur Allah ! », continue le patriarche.
Il a exprimé sa crainte quant au sort de « dizaines de familles prises en otage » et a confirmé que la communication avec les lieux en question n’était pas établie pour le moment.
Marina Droujinina
- Viết bởi Zenit - Redaction
Rome, 21 août 2015 (ZENIT.org)
Dans ce communiqué, les évêques de Belgique relaient l'appel de Caritas International, au lendemain de la publication du thème choisi par le pape François pour le Jubilé de la Miséricorde du migrant et du réfugié, le 17 janvier 2016.
Face à l'augmentation des demandes d'asile et face aux besoins en matière d'accueil, Caritas International, avec l'appui des évêques de Belgique, lance un appel au sens de la solidarité de propriétaires pour mettre en location des logements individuels.
Caritas International procède en ce moment même à l'installation d'urgence de dizaines de demandeurs d'asile et assure un accompagnement social de ces personnes, en lien avec les autorités compétentes qui les orientent vers les logements individuels mis à disposition de Caritas International. Mais ces logements viennent à manquer, ce qui contraint Caritas International à lancer un appel aux propriétaires.
« De nombreuses personnes nous interpellent et veulent aider, explique François Cornet, directeur de Caritas International. Nous saluons cet élan de solidarité et nous espérons qu'il contribuera à la mise à disposition de places d'accueil individuel supplémentaires pour faire face à l'afflux des demandes. C'est une manière très concrète de venir en aide à ces personnes tout en garantissant leurs droits à l'accueil et à la protection de la Belgique. »
Caritas International opte pour un accueil dans des logements individuels. « L'accueil chez l'habitant, poursuit François Cornet, comporte en effet des risques, dans la mesure où il prive potentiellement le demandeur de ses droits à l'accueil. Depuis plus de 15 ans, Caritas International a concentré son expertise sur le modèle d'accueil individuel, car il favorise l'autonomie de la personne, garantit la vie de famille et stimule l'intégration des personnes dans leur environnement local. »
Les évêques de Belgique appuient l'initiative de Caritas International : « Nous relayons l'appel de Caritas International, et invitons les congrégations, les paroisses et les chrétiens en général à étudier toutes les pistes pour donner suite à cette invitation et ainsi rejoindre le pape François en ouvrant ses portes à l'autre, à celui qui cherche la protection d'un État. »
Les logements recherchés doivent correspondre aux caractéristiques suivantes : la maison ou l'appartement doivent être habitables en l'état, pour une durée minimale de 6 mois, être pourvus d'installations sanitaires et d'une cuisine. Caritas International assure la gestion du logement durant toute la période d'occupation, le paiement des loyers et se porte garante pour la remise en état du bien. L'accompagnement social assuré par les travailleurs sociaux de Caritas International se concentre aujourd'hui dans les villes de Bruxelles, Liège, Seraing, Verviers, Charleroi, Malines, Anvers et Ostende. En dehors de ces villes, Caritas International recherche également des logements à mettre à la disposition de réfugiés fraîchement reconnus et qui doivent dès lors quitter la place d'accueil obtenue durant leur procédure.
Redaction
- Viết bởi Joseph Dang
Despite numerous objections from leaders and faithful of religions, Vietnam is to pass a law on religion loaded with restrictions which are against the Universal Declaration of Human Rights and its own Constitution. The new law clearly indicates the government's intention to profoundly interfere with religious affairs. Its major point is to maintain policies that encourage corruption and allow abuse by local authorities.
Vietnam currently has no law on religion. Both the "Liaison Committee for Patriotic and Peace-Loving Catholics", and the "Committee for Solidarity of Vietnamese Catholics" born in March 1955 and June 1975 respectively, were tasked to control the Church's activities with an ambition to set up a state-controlled Catholic Church, copying the Chinese model. Local authorities have also been instructed to directly interfere with religious affairs.
After the collapse of Communism in the Soviet Union and Eastern Europe, the Ordinance on Beliefs and Religions was passed in 2004, seen by many as "progressive". Unfortunately, it was soon tightened by subsequent decrees in 2005 and 2013.
In April, 2015, the Religious Committees of all provinces in Vietnam forwarded to religious leaders the draft law. They were given a 13-day deadline to make comments. This move was seen by many as a theatrical attempt to "appear democratic" and to gauge reactions from leaders and faithful of religions.
"The Vietnamese government's draft laws on 'faith and religion' are in violation of 'the right to freedom of religion', going against the Universal Declaration of Human Rights and the Constitution of the Socialist Republic of Vietnam. It demonstrates the purpose of government is "to profoundly interfere with religious affairs" by gripping on policies that encourage corruption and allows abuse by local authorities," said Bishop Hoang Duc Oanh of Kontum in a letter to Mr. Nguyen Sinh Hung, Chairman of the National Assembly of The Socialist Republic of Vietnam.
In its statement published on April 5, 2015, the Standing Committee of Catholic Bishops' Conference of Vietnam lamented: "The Draft Bill goes against The Universal Declaration of Human Rights (Article 18) and The Constitution of the Socialist Republic of Viet Nam, amended in 2013 ( Article 24). We see this Draft Bill as a step backward compared to the Ordinance on Belief and religion in 2004. The Draft Bill would create far too many complicated procedures, strict and binding mechanisms, hampering religious activities."
The bishops concluded their statement with a stern warning: "We do not agree with Draft Bill on Faith, Religion. Please consider drafting a different bill which is in tune with the trend of freedom, democracy and bearing the stature of a progressive society. A new draft bill should be consulted with religious organizations beforehand. Especially, the legal status of religious organizations must be recognized and protected."
No new draft bill has been made and since August 14, the National Assembly of The Socialist Republic of Vietnam has been discussed on the current draft bill as its status quo without any hints of potential amendments.
Joseph Dang
- Viết bởi Redaction Zenit
Lyon, 14 août 2015 (ZENIT.org)
Le Figaro de ce 14 août 2015 publie une tribune du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Primat des Gaules, en conclusion de la neuvaine de mois de prière pour la France, sous le titre : « France, et si c'était l'heure de ton réveil ? »
Il conclut par cet appel : « Permettez-moi de lancer un appel. Puisqu’on dit qu’en bien des endroits nos églises sont vides, proposons aux catholiques de s’y retrouver régulièrement pour prier. Peu importe le nombre : Dieu reconnaît la fidélité des cœurs priants et exauce leurs demandes. »
Il suggère : « Une prière du matin pour ceux qui partent au travail avec la lecture de la Parole de Dieu ; un rendez-vous de l’après-midi pour nos anciens : le chapelet récité en union avec ceux qui sont à la grotte de Lourdes ; un temps d’adoration du Saint-Sacrement ou d’oraison silencieuse… Que nos églises vivent et revivent ! »
Il n’oublie pas les familles : « Cet appel s’étend aussi à nos familles, pour que la prière retrouve sa place dans nos maisons et notre vie quotidienne. Qu’on prenne le temps de prier le soir ensemble, de préparer la Messe en lisant les lectures du dimanche qui arrive. »
Il pense aux chrétiens d’Orient pour lesquels les cloches de France sonneront le 15 août à midi : « N’oublions pas dans nos intentions les frères et sœurs chrétiens d’Orient pour qui les cloches sonneront demain à midi en tant d’endroits ! Prions aussi pour le pape François, car il en a besoin et il le demande. Chaque fois que je le vois, il me répète : "Dis-leur de prier pour moi".
« Oui, nous prions pour une France servante, comblée, humble et priante. Qu’elle poursuive sa route comme une fille qui prend modèle sur sa mère, car nous sommes sûrs qu’une telle mère n’abandonnera jamais ses enfants », conclut le cardinal Barbarin.
Radaction
- Viết bởi Constance Roques
Rome, 14 août 2015 (ZENIT.org)
Selon l’agence Asianews, depuis le début de l’année 2014, plus de mille croix et édifices chrétiens ont été détruits dans la province du Zhejiang, dans le sud-est de la Chine. Une région où le nombre des conversions est en pleine croissance.
Le cardinal Tong lance un appel à l’intention du gouvernement central et invite les catholiques de Hong Kong à prier et faire pénitence pour « leurs frères et sœurs » du Zhejiang.
Voici notre traduction de l’appel du cardinal John Tong, publié par Asianews :
Les souffrances de la Croix : Un appel urgent
La croix est le signe le plus représentatif de la foi chrétienne. En tant que chrétiens, nous devons suivre le Christ. Cela exige de porter notre croix avec Jésus-Christ.
Ces deux dernières années, les croix érigées sur un millier d’églises, protestantes ou catholiques, dans la province du Zhejiang, ont été démantelées par la force. Parmi celles qui ont été démolies, beaucoup avaient été construites avec tous les permis légaux. Dans quelques-uns de ces incidents, des membres du clergé et des communautés, alors qu’ils défendaient leur foi de manière légale, ont été emprisonnés, ce qui a causé de nombreuses tensions dans les paroisses locales.
Ces accidents ont créé beaucoup d’inquiétude parmi les chrétiens, localement et à l’étranger, concernant la politique du gouvernement par rapport à la liberté de religion.
Avec une profonde sincérité et de manière urgente, ils désirent lancer cet appel :
1/ Que le gouvernement central et les autorités compétentes, avec les autorités provinciales du Zhejiang, ouvrent une enquête sur ce qui s’est passé ; que toutes les actions illégales de destruction des croix soient arrêtées ; que toutes les parties impliquées soutiennent le principe de la « suprématie de la Constitution, de l’État de droit, du gouvernement du pays selon la loi ».
2/ Que tous les catholiques de Hong Kong choisissent une forme de pénitence, comme le jeûne ou l’abstinence, et qu’ils prient de façon spéciale pour la liberté religieuse, la dignité de la foi et partagent les souffrances de leurs frères et sœurs du Zhejiang.
John Card. Tong
Le 13 août 2015
©Traduction de Zenit, Constance Roques
- Viết bởi Constance Roques
Rome, 10 août 2015 (ZENIT.org)
Dans une lettre adressée au président du Conseil pontifical Justice et Paix et au président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, le pape invite les deux cardinaux à tout mettre en œuvre pour que la célébration annuelle de cette Journée porte du fruit.
Voici notre traduction intégrale de cette lettre.
À mes vénérés frères,
le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix ;
le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.
Partageant avec mon frère bien-aimé, le patriarche œcuménique Bartholomée, les préoccupations pour l'avenir de la création (cf. lettre encyclique Laudato si', 7-9), et accueillant la suggestion de son représentant, le métropolite Jean de Pergame, qui est intervenu lors de la présentation de l'encyclique Laudato si' sur la sauvegarde de la maison commune, je désire vous communiquer que j'ai décidé d'instituer dans l'Église catholique aussi une « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création ». À partir de cette année, elle sera célébrée le 1er septembre, comme c'est le cas depuis un certain temps dans l'Église orthodoxe.
En tant que chrétiens, nous voulons apporter notre contribution pour surmonter la crise écologique que l'humanité est en train de vivre. C'est pourquoi, nous devons avant tout puiser dans notre riche patrimoine spirituel les motivations qui alimentent la passion pour la sauvegarde de la création, en nous souvenant toujours que, pour les croyants en Jésus-Christ, le Verbe de Dieu fait homme pour nous, « la spiritualité n'est déconnectée ni de notre propre corps, ni de la nature, ni des réalités de ce monde ; la spiritualité se vit plutôt avec celles-ci et en elles, en communion avec tout ce qui nous entoure » (ibid., 216). La crise écologique nous appelle donc à une profonde conversion spirituelle : les chrétiens sont appelés à une « conversion écologique qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus dans leurs relations avec le monde qui les entoure » (ibid., 217). En effet, « vivre la vocation de protecteurs de l'œuvre de Dieu est une part essentielle d'une existence vertueuse ; cela n'est pas quelque chose d'optionnel ni un aspect secondaire dans l'expérience chrétienne (ibid.).
La Journée mondiale annuelle de prière pour la sauvegarde de la création offrira aux croyants et aux communautés une occasion précieuse de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en élevant à Dieu leurs remerciements pour l'œuvre merveilleuse qu'il a confiée à nos soins, invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons. La célébration de cette Journée, à la même date, avec l'Église orthodoxe sera une occasion fructueuse pour témoigner de notre communion croissante avec nos frères orthodoxes. Nous vivons en un temps où tous les chrétiens affrontent des défis identiques et importants auxquels, pour être plus crédibles et efficaces, nous devons donner des réponses communes. Pour cette raison, je souhaite que cette Journée puisse aussi impliquer d'une façon ou d'une autre d'autres Églises et communautés ecclésiales et être célébrée en harmonie avec les initiatives promues sur ce thème par le Conseil œcuménique des Églises.
À vous, Cardinal Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, je demande de faire connaître aux commissions Justice et Paix des Conférences épiscopales, ainsi qu'aux organismes nationaux et internationaux engagés dans le domaine de l'écologie, l'institution de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création afin qu'en harmonie avec les exigences et les situations locales, la célébration soit préparée comme il se doit avec la participation de tout le peuple de Dieu : prêtres, religieux, religieuses et fidèles laïcs. Dans ce but, votre dicastère veillera, en collaboration avec les Conférences épiscopales, à mettre en œuvre d'opportunes initiatives de promotion et d'animation afin que cette célébration annuelle soit un moment fort de prière, de réflexion, de conversion et d'adoption de styles de vie cohérents.
À vous, Cardinal Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, je demande de prendre les contacts nécessaires avec le patriarcat œcuménique et avec les autres réalités œcuméniques, afin que cette Journée mondiale puisse devenir le signe d'un chemin parcouru avec tous les croyants dans le Christ. Il reviendra en outre à votre dicastère d'organiser la coordination avec les initiatives similaires lancées par le Conseil œcuménique des Églises.
Je compte sur la plus ample collaboration possible afin de lancer et développer au mieux la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création et j'invoque l'intercession de la Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie, et de saint François d'Assise, dont le Cantique des créatures inspire tant d'hommes et de femmes de bonne volonté à vivre dans la louange du Créateur et le respect de la création. La bénédiction apostolique que je vous donne de tout cœur, Messieurs les Cardinaux, ainsi qu'à ceux qui collaborent à votre ministère, soutient les vœux que je forme.
Au Vatican, le 6 août 2015, fête de la Transfiguration du Seigneur.
© Traduction de Zenit, Constance Roques
- Viết bởi Eglises d'Asie
Le 10 juin dernier, la Conférence des évêques catholiques du Japon a désigné le site de Nishizaka à Nagasaki, comme haut lieu de pèlerinage national. C'est en effet sur cette collline qui domine la baie, que le 5 février 1597 furent crucifiés 26 chrétiens, prémices d'une suite innombrable de martyrs qui ne cessa qu'en 1873. On ne connaît pas leur nombre exact mais des dizaines de milliers sans aucun doute. Certains historiens avancent même le chiffre de 300 000.
La condamnation à mort des vingt-six martyrs de Nagasaki ne fut pas le résultat d'un simple mouvement de rage de la part de Toyotomi Hideyoshi, l'un des grands unificateurs du Japon. A la fin du XVIe siècle, les conversions au christianisme de certains seigneurs de fiefs importants le gênaient beaucoup car l'adage Cujus regio ejus religio ['Tel prince, telle religion'] se vérifiant aussi au Japon, elles étaient suivies de nombreuses conversions au sein de la population. Ces seigneurs n'allaient-ils pas se soustraire au nouveau pouvoir centralisateur et prendre en main les destinées du pays ? Hideyoshi avait donc publié dès 1587, un édit d'expulsion des missionnaires accompagné d'une interdiction du christianisme. Pour des raisons d'intérêts commerciaux internationaux, ces édits n'entrèrent pas immédiatement en vigueur et n'eurent pas d'effets immédiats. Ce n'est que dix ans plus tard, à la suite des vantardises d'un marin espagnol, qu'Hideyoshi, convaincu de la traîtrise et de la dangerosité des chrétiens, en fit arrêter vingt-six dans la région de Kyôto et d'Osaka et, en plein hiver (1597), ordonna de les emmener à Nagasaki pour les crucifier sur une hauteur de la ville, face à l'occident. Six d'entre eux étaient des frères franciscains, trois, dont un séminariste Paul Miki, étaient des religieux jésuites et les sept autres, des collaborateurs laïcs des Pères Jésuites, dont trois enfants (1).
Encordés et exhibés pour l'exemple sous les yeux médusés de la population des villes traversées, ils marchèrent et, sauf un passage en bateau sur la Mer intérieure, ils parcoururent une distance de près de 1 000 kilomètres en plein mois de janvier, un des mois les plus froids de l'année dans cette région.
Pour leur mise à mort, la foule était présente en haut de la colline de Nishizaka où ils étaient attendus. Les témoins oculaires furent nombreux. Paul Miki et les condamnés chantaient ce qu'ils avaient l'habitude de chanter à l'église. Des femmes, mères de famille, tentèrent de persuader les trois garçons d'abandonner. Les trois refusèrent. Parmi la foule, le premier évêque du Japon, Mgr Martinez était présent, caché, bouleversé. Une année plus tard, il était arrêté à son tour mais expulsé à Manille.
Avec le temps, cette colline de Nishizaka s'est transformée en un quartier d'habitation mais une portion relativement importante de terrain a été sauvegardée et transformée en jardin public. On y prie devant un émouvant monument où les vingt-six martyrs sont représentés bien droits, alignés et hiératiques. Attenant à une chapelle moderne, un musée abrite de nombreux souvenirs de l'époque des persécutions.
En février dernier, à l'occasion de leur assemblée annuelle, les évêques catholiques du Japon avaient annoncé leur intention de faire de Nishizaka un centre de pèlerinage national. Le 10 juin dernier, deux jours après le 150ème anniversaire de la canonisation des 26 martyrs de Nagasaki, ils ont officialisé cette annonce. Désormais, les pèlerins auront la possibilité de mettre leurs pas dans ceux des martyrs canonisés en 1862. Une route partira de Kyoto et passera par Osaka, Hiroshima et Fukuoka pour arriver à Nagasaki, avec dans chacun de cinq diocèses traversés, des haltes relais prévues.
Un missionnaire qui a longtemps vécu au Japon souligne que les Japonais aiment les pèlerinages. En France, celui de Chartres ou en Espagne, celui de Compostelle, attirent régulièrement des dizaines et des dizaines de Japonais, chrétiens ou non (2). Au Japon, le pèlerinage bouddhiste des 88 temples de l'île du Shikoku, qui dure au moins un mois, est très couru. Jusqu'à présent, les chrétiens japonais devaient se contenter de petits pèlerinages locaux. Ils vont désormais pouvoir jusqu'à Nagasaki, mettre leurs pas dans ceux de leurs martyrs et s'imprégner de leur courage et de leur foi.
(1) Pierre Dunoyer, Histoire du catholicisme au Japon (1543-1945) (Paris, éditions du Cerf, avril 2011).
(2) Présente au Japon depuis 1549, date de l'arrivée sur l'archipel nippon de saint François Xavier, l'Eglise catholique rassemble moins de 1 % de la population japonaise (environ 0,5 % de catholiques japonais et 0,5 % de catholiques étrangers, migrants venus d'Asie du Sud-Est ou d'Amérique latine pour la plus grande part).
(Source: Eglises d'Asie, 19 juin 2012)
- Viết bởi Vatican Radio
2015-08-09 Vatican - Pope Francis on Sunday recalled the 70th anniversary of the "terrible" atomic bomb attacks on the Japanese cities of Hiroshima and Nagasaki, saying this tragic event "still arouses horror and revulsion" in us many years later. The Pope said these attacks have become the symbol of the enormous destructive power of humanity when it makes a distorted use of scientific and technical progress and serves as a lasting warning to us. Turning to the situation in El Salvador, Pope Francis spoke of his deep concern for the suffering of the population there as a result of the famine, the economic crisis and growing violence.
His remarks came in an appeal following the Angelus prayer addressed to the faithful gathered in St. Peter's Square. In his earlier Angelus address, the Pope spoke of how faith only blooms if we allow our hearts to be opened by God's love.
Please find below a translation in English of the Pope's appeal and a summary of his earlier Angelus address:
Dear Brothers and Sisters,
"Seventy years ago, on the 6th and the 9th of August 1945, the terrible atomic bomb attacks on Hiroshima and Nagasaki took place. Even after so many years, this tragic event still arouses horror and revulsion. This (event) has become the symbol of mankind's enormous destructive power when it makes a distorted use of scientific and technical progress and serves as a lasting warning to humanity so that it rejects forever war and bans nuclear weapons and all arms of mass destruction. Above all, this sad anniversary urges us to pray and strive for peace, to spread brotherhood throughout the world and a climate of peaceful coexistence between peoples. May one cry rise up from every land, 'No' to war and violence and 'Yes' to dialogue and to peace. With war one always loses. The only way to win a war is never to wage it.
I am following with deep concern the news coming from El Salvador where recently the suffering of the population has worsened owing to the famine, the economic crisis, social clashes and growing violence. I encourage the beloved people of El Salvador to persevere united in hope and urge everybody to pray in order that justice and peace can flower once again in the land of the Blessed Oscar Romero."
During his earlier Angelus address, Pope Francis said faith only blooms if we allow our hearts to be opened by God's love. Taking his inspiration from the gospel reading of John where Jesus tells the crowd that "no one can come to me unless drawn by the Father who sent me," the Pope said Christ's words introduce "the dynamics of faith." He stressed that "it's not enough to meet Jesus to believe in Him, it's not enough to read the Bible, the Gospel, it's not even enough to witness a miracle."
The Pope said many people were in close contact with Jesus and "still did not believe in him and actually even despised and condemned him." He explained that this occurred because "their hearts were closed to the work of the Holy Spirit. Instead, faith, which is like a seed in the depths of our heart, blooms when we allow ourselves to be drawn by God towards Jesus, and we go to Him with an open mind and with no prejudices."
Pope Francis said with "this attitude of faith" we can also understand Jesus's words when he describes himself as the "bread of life." Whoever is drawn by this love of God goes towards Jesus with faith and receives from him eternal life. The Pope concluded by saying the person who lived through this experience "in an exemplary fashion was Mary, the virgin of Nazareth, the first human person who believed in God by welcoming the flesh of Jesus." "Let us learn from her example."
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